Résumé

Raymond de Dalmas Les Japonais, leur pays et leurs moeurs (1885)

Depuis des siècles, les peintres japonais se meuvent dans le même cercle et appliquent des formules identiques, imitant leurs maîtres jusque dans leurs négligences inexplicables.
L'idée de copier la nature ne leur viendrait jamais à l'esprit : ils travaillent toujours de souvenir, sans modèle, et dessinent à genoux, sur des feuilles de papier ou des étoffes de soie placées par terre, les mêmes sujets qu'il ont faits toute leur vie, changeant à peine quelques menus détails.
Source : Gallica

Raymond de Dalmas Les Japonais, leur pays et leurs moeurs (1885)

Anciennement les incendies étaient appelés avec une naïveté cynique la « fleur de Yédo » (Yédo no hana) . Chez les Japonais, du reste, ils excitent simplement la curiosité; c'est une fête à laquelle ils vont assister. Ce peuple vieillot et enfant, voit avec joie cette lugubre flambée; le petillement du bois, l'effondrement des toits, l'air embrasé sont pour lui un spectacle féerique! Chacun y accourt et s'en délecte, sans songer qu'à son retour, il pourra trouver des tisons fumeux, seuls restes de sa propre maison abandonnée, et par là, en même temps, sa famille réduite à la misère.
Source : Gallica

Raymond de Dalmas Les Japonais, leur pays et leurs moeurs (1885)

Aucun souffle de brise n'agite encore l'air de plomb pesant sur nos épaules; cependant la surface de l'Océan se ride déjà; d'immenses ondulations soulevées par une force invisible font bondir le Gaëlic jusqu'alors immobile. Bientôt le vent s'élève avec violence, le jour cesse presque complètement, et nous nous trouvons au centre de la tempête. C'est un spectacle à la fois superbe et terrible de voir cette mer déchaînée dont les vagues mugissantes déferlent sur le bateau et le font disparaître en entier sous une avalanche d'eau et d'écume.
Source : Gallica

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