Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Il est vrai qu’ils ne sont visibles qu’à l’œil du mikado. Pendant ce mois, les temples restent déserts ; les dieux n’y résidant plus, personne ne vient en troubler la solitude. Le mikado ne touche jamais la terre de son pied sacré ; notre planète est indigne d’un tel honneur. Toujours porté sur les épaules de ses valets, ce monarque ne sort jamais de sa demeure ; nul regard profane ne saurait venir le souiller. Tout ce qui pourrait ressembler à une mutilation de sa personne auguste est défendu ; c’est lorsqu’il dort qu’on lui coupe les cheveux, que l’on rogne ses ongles. ”
