Arthur de Claparède, Au Japon : notes et souvenirs (1889)
“ Si le mikado a les dieux pour ancêtres, les nobles japonais prétendent remonter jusqu'aux kamis et, de la sorte, le peuple entier se croit issu des divinités qui ont créé le pays. Le premier temple fut la demeure du mikado, et, longtemps, il n'en exista pas d'autres. Dans les classes populaires, le Shinto n'est, en somme, que la religion des ancêtres, à laquelle s'ajoute le culte des kamis ou génies, et des forces de la nature, dont ils ne sont d'ailleurs souvent qu'un symbole. Le culte du Shinto est réduit à la forme la plus simple; c'est plutôt une contemplation qu'une adoration. ”
