Arthur de Claparède

Résumé

Arthur de Claparède Au Japon : notes et souvenirs (1889)

Si le mikado a les dieux pour ancêtres, les nobles japonais prétendent remonter jusqu'aux kamis et, de la sorte, le peuple
entier se croit issu des divinités qui ont créé le pays.
Le premier temple fut la demeure du mikado, et, longtemps, il n'en exista pas d'autres.
Dans les classes populaires, le Shinto n'est, en somme, que la religion des ancêtres, à laquelle s'ajoute le culte des kamis ou génies, et des forces de la nature, dont ils ne sont d'ailleurs souvent qu'un symbole.
Le culte du Shinto est réduit à la forme la plus simple; c'est plutôt une contemplation qu'une adoration.
Source : Gallica

Arthur de Claparède Au Japon : notes et souvenirs (1889)

Artistes impuissants, ne sachant guère qu'imiter, les Japonais sont des artisans hors pairs. Là où il ne s'agit plus de créer, mais simplement de reproduire aussi fidèlement que possible ce qu'ont fait les anciens, là où, pour atteindre la perfection, il ne faut pas avoir en soi cet idéal sans lequel il ne saurait y avoir de véritable artiste, là où la notion du beau, cette « splendeur du vrai », est remplacée par l'imitation des Chinois et où, par conséquent, plus on est chinois et plus on est proche de la perfection, le Japonais obtient des résultats remarquables.
Source : Gallica

Arthur de Claparède Au Japon : notes et souvenirs (1889)

Parce qu'ici, le sculpteur, de même que l'architecte japonais, a manqué de cet idéal qui seul permet à l'artiste de créer une véritable œuvre d'art. Il n'a fait que reproduire, à la perfection, il est vrai, le type du Bouddha. Ce n'est qu'une grandiose imitation : ce n'est pas une création. Les autres types de la statuaire japonaise ne sont fuère que des caricatures grossières, curieuses pour la plupart, mais sans rien d'artistique.
Source : Gallica

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