Résumé

Portrait de Rudolf Lindau Rudolf Lindau Un voyage autour du Japon

L’ingratitude, qu’on reproche aux Chinois, n’est certainement pas le vice des Japonais. Ils gardent un long souvenir du bien qu’on leur a fait, de même qu’ils ne pardonnent pas le mal qu’on leur a causé. Reconnaissance et ressentiment sont des manifestations en sens contraire d’une seule et même qualité de l’âme. Qui porte cette qualité en soi est capable de dévouement et de haine : elle existe chez les Japonais, et il n’est pas besoin de rapporter à un autre mobile leur patriotisme fanatique et leur farouche passion de vengeance.
Source : Wikisource

Portrait de Rudolf Lindau Rudolf Lindau Un voyage autour du Japon

L’amour de l’isolement, l’attachement aux choses présentes, d’où naît une certaine étroitesse de vues, la défiance des nouveautés et l’horreur des révolutions, ces différentes faces du caractère japonais s’expliquent d’elles-mêmes pour qui a pu voir la région où il s’est développé. Heureux dans la possession indiscutée des richesses qu’ils ont reçues de la nature, les Japonais n’ont eu besoin d’aucun effort pour mettre leurs goûts et leurs penchants dans un parfait accord avec ce que le pays et l’état de leur civilisation leur offraient.
Source : Wikisource

Portrait de Rudolf Lindau Rudolf Lindau Un voyage autour du Japon (1864)

A Kavasacki, grand village situé au milieu de la route entre Yokohama et Yédo, j'avais rencontré le secrétaire de la légation américaine, M. Heusken, le meilleur cicerone et le plus aimable compagnon de voyage que l'on pût désirer. Après avoir congédié son betto et le mien, M. Heusken m'avait fait abandonner la grande route et m'avait conduit à Yédo par des sentiers bien entretenus qui serpentaient à travers la campagne. Tout y respirait le bien-être et la paix : les nombreux villages, les vastes plaines couvertes de riches cultures, les travailleurs répandus dans les champs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature