Résumé

Alfred Jacobs Le Japon depuis l’ouverture de ses ports…

De ce point à Yédo il n’y a que dix-huit milles.
La capitale du Japon s’élève au fond de la baie à laquelle elle a donné son nom, et sur les bords du Togadawa, au point où ce fleuve débouche dans la mer. Un riche paysage que domine majestueusement le Fusi-yama lui sert de cadre. C’est, au dire de tous ceux qui l’ont visitée, une ville magnifique, dont la population paraît pouvoir être évaluée, en dehors de toute exagération, à deux millions d’habitans. Elle est fameuse par son luxe, par l’activité de son commerce, par ses temples et par le palais du syôgoun, souverain temporel, qui y réside.
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Alfred Jacobs Le Japon depuis l’ouverture de ses ports…

A côté de ce peuple, séparée par un simple bras de mer et rattachée à de communes origines par plus d’un trait physique, vit une nation fière, active, intelligente. Si les bruits de son existence se sont éteints à la limite de ses rivages, si elle s’est avec tant d’opiniâtreté préservée de tout contact, ce n’était de sa part, ni mépris des étrangers, ni impuissance de s’élever jusqu’à eux.
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De quelque côté que l’on regarde auprès d’elle, aucune des familles humaines qui l’entourent ne semble digne de sa parenté. Ce ne sont pas ces pêcheurs aïnos, errans et pauvres, qui s’en vont de rivière en rivière à la poursuite du phoque et du saumon, ce ne sont pas les Chinois à l’esprit rapace et mesquin, au dos servile, aux idées puériles et attardées, ce ne sont pas non plus les Malais fourbes, farouches et si peu sociables, qui ont pu communiquer à cette nation vivante et pleine d’intérêt son mélange original de qualités et de défauts.
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