Résumé

Léon Ardouin Aperçu sur l'histoire de la médecine au Japon (1884)

Dans l'Olympe japonais figurait Yakousi, le dieu de la médecine. Un jour ce dieu, sentant le besoin d'être utile aux hommes, c'était bien naturel de sa part, apparut à un homme pauvre, mais plein de piété, disait-on dans le pays, et d'astuce, ajouterai-je, si toutefois ces deux mots ne se révoltent pas de se voir si rapprochés l'un de l'autre.
Source : Gallica

Léon Ardouin Aperçu sur l'histoire de la médecine au Japon (1884)

C'est ce qui arriva à Nagasaki eu 1692; les 14 et 16 juin, tous les habitants d'une rue où sévissait une fièvre pestilentielle, firent le tour de la rade dans des bateaux ornés pour la circonstance, et tous criaient : «Nambutz, Namanda! » En même temps, on portait partout le Fiakmanben, qui est un rosaire composé de 108 grands chapelets. La foule s'asseyait en rond, et le rosaire circulait tout autour, chacun criant : « Namanda! » à mesure qu'il prenait un nouveau grain. Si la maladie ne cesse pas, on fait la même cérémonie dans tous les temples, et le fléau disparaît tôt ou tard.
Source : Gallica

Léon Ardouin Aperçu sur l'histoire de la médecine au Japon (1884)

Riotakou avait apporté le livre qu'il avait acheté à Nagasaki, il le confronta avec celui de Sougita : c'était le même traité d'anatomie. Le criminel était attaché au poteau, et un vieux bourreau bien connu, un éta, célèbre par son habileté, s'approcha le couteau à la main pour procéder à son épouvantable dissection. Ils allaient savoir, enfin, s'il fallait rejeter comme vaine toute la science de leurs pères; ils sentaient que la vérité allait leur apparaître.
Source : Gallica

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