Résumé

Rodolphe Lindau Simidso Sedji, récit japonais

Je m’appelle Simidso Sedji, je suis un lonine d’Awomori, et je meurs pour avoir tué un todjin. — Avant le coucher du soleil, ma tête tombera ; demain elle sera exposée sur la hatoba de Yokohama. — Les étrangers verront alors la tête d’un homme qui jusqu’à la mort n’a point connu la peur. — C’est un jour funeste pour le Japon, le jour où un noble est frappé de la main du bourreau pour avoir tué un étranger.
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Rodolphe Lindau Simidso Sedji, récit japonais

Baldwin et Bird venaient de débarquer, ils ne parlaient pas le japonais, ils n’auraient pu, même le voulussent-ils, provoquer ou insulter un indigène ; dans le régiment dont ils faisaient partie, ils jouissaient de l’estime générale comme gens sérieux, calmes et bons. Il n’était pas non plus possible de supposer qu’ils avaient succombé dans un combat loyal ; les circonstances dans lesquelles on avait trouvé leurs cadavres s’opposaient à une pareille hypothèse, et il était évident pour tout le monde qu’ils n’avaient dû la mort qu’à leur qualité d’étrangers.
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Rodolphe Lindau Simidso Sedji, récit japonais

Ceux qui se rendent souvent de Yokohama à Yédo savent aussi qu’en restant sur le Tokaïdo, la grande route, ils doivent passer devant la place des exécutions de la capitale. Lorsqu’ils voyagent en compagnie de femmes ou de personnes impressionnables, ils aiment mieux faire un grand détour pour éviter cet endroit, car ils se rappellent y avoir vu des hommes et des femmes crucifiés, dont les chairs mutilées palpitaient encore, et dont les visages grimaçaient dans les souffrances d’une horrible et lente agonie.
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