George Bousquet, Le Japon contemporain
“ Quant à la dernière classe, celle des heimin, qui comprend la nation tout entière, sauf quelques milliers d’hommes, elle est réduite à une extrême pauvreté, vouée exclusivement au travail, privée, d’épargne, insouciante de la forme du gouvernement et résignée, tant qu’on ne lui arrache pas le pain quotidien, à une obéissance passive. L’homme du peuple se sent pour ainsi dire étranger au pays, dont d’autres sont les maîtres, au sol qu’il ne possède qu’à titre précaire ; il n’a pas d’aspirations vers un état meilleur, point d’esprit de sacrifice à la chose commune. ”
