Résumé

G. Appert Revue des Deux Mondes

Qui marquera les différences irréductibles entre les races et les voies que doit suivre un peuple pour aller de la barbarie à la civilisation?
D’ailleurs, il ne s’agit pas, pour les Japonais, d’abdiquer toute originalité nationale et de se faire Européens. Ils peuvent, tout en restant Japonais, tout en conservant leurs coutumes, leur idéal artistique, voire leur religion et leur conception de la vie, profiter de leur contact avec la race blanche. Ils peuvent, tout en se développant dans la voie tracée par leur histoire, emprunter à notre culture ce qu’elle a de meilleur.
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G. Appert Revue des Deux Mondes

Le moyen âge est clos pour le Japon. Des vertus nouvelles sont nées chez ses habitans dont il n’est que juste de leur tenir compte : l’amour du droit et le respect de la parole donnée, le patriotisme, le sentiment de la discipline, le goût de la science.
Les Japonais aiment leur patrie avec une passion qui peut n’être pas toujours parfaitement éclairée, mais à laquelle il faut rendre hommage, même lorsqu’elle se traduit en actes d’hostilité vis-à-vis des étrangers. En 1886, quelques Japonais périrent dans le naufrage d’un navire anglais par la faute du commandant.
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G. Appert Revue des Deux Mondes

Elle n’offre rien d’analogue, par exemple, aux œuvres popularisées par la gravure, comme celles d’Hokousai ou de Hiroshige, de Tosa, de Toba ou de Kiosai. En architecture, l’analogie n’existe même plus, sauf dans les monumens sacrés : les maisons japonaises sont des modèles d’élégance et de gaîté; les rues des villes, largement aérées, sont saines et riantes dès que paraît un rayon de soleil ; en Chine, la maison est triste et sombre; les rues étroites respirent la puanteur et l’humidité.
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