Littérature chinoise

Définition et enjeux

Alexandre Ular Notes sur la littérature en Chine

On peut dire que depuis le quatorzième siècle la littérature chinoise est en décadence. Mais on peut dire avec autant de raison qu’à partir d’un certain moment il n’y a eu en Chine ni décadence ni ascendance. En Chine tout est considéré, et tout existe en quelque sorte « sub specie aeterni » ; quelques siècles sont pour ce peuple immortel comme quelques années pour nous. Les romans des quinzième et seizième siècles sont aussi modernes que ceux qui ont paru il y a huit jours ; et il n’y a que la littérature scientifique qui suive naturellement un développement caractérisé.
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Portrait de Juste Olivier Juste Olivier Oeuvres d'Adolphe Lèbre (1856)

La littérature chinoise est prodigieusement riche. Elle se distingue de toutes les autres littératures de l'Orient,
de celle de l'Inde surtout, par le sens rassis, la froide raison, la clarté et la précision. La politique remplace la théologie ; la morale, le mysticisme ; l'histoire, l'épopée. Aucun peuple n'a autant écrit sur les principes du gouvernement ; aucun n'a un corps d'annales aussi complet. Les Chinois ont à un haut degré l'ordre, la méthode, l'exactitude et l'esprit d'analyse : ils savent bien observer.
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Alexandre Ular Notes sur la littérature en Chine

Car l’ignorance des Européens au sujet de la civilisation chinoise, de la vie mentale chinoise (qui est sa base) , des langues chinoises (qui sont son moyen) , de l’art chinois (qui est sa fleur) et de la littérature chinoise (qui est son image fidèle et gigantesque) — cette ignorance est telle qu’on ne saurait entamer utilement la moindre question concernant la Chine moderne, sans discourir d’abord sur des généralités élémentaires. Tant pis, faisons-le, et aussi peu que possible.
La Chine n’est au fond qu’une notion psychologique.
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