Juste Olivier

Élements biographiques

Portrait de Juste Olivier Juste Olivier,  Oeuvres d'Adolphe Lèbre (1856)

“ Ce Dieu caillou est un progrès sur le Dieu primitif, et nous sommes vraiment la race de Deucalion. Cette réalisation de Dieu, selon le panthéisme, est à la fois un mal et un bien , une chute et un relèvement ; avec elle commence la guerre qui déchire l'univers.
De sa riche plénitude l'Idée divine tombe dans l'extrême indigence de la réalité : c'est la chute. Ce n'est pas de l'homme, c'est de la nature qu'elle date. Ce n'est pas la créature qui en est coupable ; c'est Dieu lui- même qui, de ses hauteurs infinies, se précipite dans les plus profonds abîmes.
”
Source : Gallica

Portrait de Juste Olivier Juste Olivier,  Oeuvres d'Adolphe Lèbre (1856)

“ Dieu n'existe que dans le monde. Qu'est-ce à dire? Ainsi les désordres et les fléaux de la nature, ainsi les querelles, les haines, les malheurs qui remplissent l'histoire, tout cela, ce sont les discordes intestines, les tragiques aventures de Dieu. Nos regrets, nos craintes, nos espérances déçues, notre train de guerre enfin et d'agitations sans trève, et la suprême tristesse de la mort pour consoler tant d'ennuis, ce n'est pas notre destinée seulement : Dieu a composé sa vie de toutes les nôtres et réunit dans la sienne toutes leurs afflictions. ”
Source : Gallica

Portrait de Juste Olivier Juste Olivier,  Luze Léonard ou les Deux promesses… (1856)

“ Cette blonde clarté de la nuit, loin de pâlir la beauté de Luze, semblait l'enrichir en lui ôtant : elle lui donnait plus de délicatesse, une grâce plus errante et plus tendre ; son teint en avait un éclat plus doux, et toute sa personne un attrait non pas plus puissant, mais plus voilé et plus pur. C'était plus que jamais une volupté, un danger de lavoir, et plus d'un jeune homme, au lieu de faire comme Kilian, détournait brusquement la tête et tâchait de fixer ses regards sur quelque objet moins périlleux. ”
Source : Gallica

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