Résumé

La poésie chinoise du XIVe au XIXe siècle (1886)

Son long règne ajouta beaucoup de splendeur à celle dont le règne de son grand-père (K'ang-hi) avait déjà entouré la dynastie des Mandchous. JI était doué d'un caractère ferme, d'un esprit pénétrant, d'une rare activité, d'une grande droiture; mais peut-être d'un génie moins élevé et de moins de grandeur d'âme que son aïeul. Il aimait ses peuples comme un souverain chinois doit les aimer, c'est-àdire qu'il était attentif à les gouverner avec sévérité, et qu'à tout prix il maintenait la paix et l'abondance parmi ses sujets.
Source : Gallica

La poésie chinoise du XIVe au XIXe siècle (1886)

Et cependant, chose curieuse, la poésie est innée chez le chinois : des pen- sées élevées et nobles, des aspirations soudaines vers le beau, le bien et le vrai, coudoient en lui des principes profondément égoïstes et intéressés. Ainsi le chinois aime la nature : il se plaît à contempler les fleurs, la neige, les nuages ; à se promener le long des ruisseaux et des rivières, à regarder l'eau couler et les poissons s'y jouer; il prend plaisir à gravir les collines pour jouir du panorama, à boire du vin à l'ombre des bamlous et des saules : à écouter les oiseaux
Source : Gallica

La poésie chinoise du XIVe au XIXe siècle (1886)

Seul le Pa-ta-ling2, couronné de créneaux, Brave les intempéries et veille à la sûreté de la Chine.
Le cavalier tartare, qui galope dans la plaine, Regarde avec effroi cette tour à l'aspect menaçant; Là, étonné, il s'arrête et cette barrière l'empêche d'avancer : Gardé par un seul homme, ce passage résisterait à mille ennemis.
Une fois déjà, les hommes du nord n'ont pu s'en emparer 3; La nature et la bravoure d'un petit nombre ont triomphé des Tartares :
Avec ce mur de dix mille li, la dynastie celeste n'a rien à redouter, Elle oppose cette digue infranchissable au torrent des barbares 4 !
Source : Gallica

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