André Duboscq

Résumé

André Duboscq L’élite chinoise

Les Chinois se battent courageusement avec un sentiment plus haut, plus efficient, plus créateur d’action qui commence à se juxtaposer à celui de « la communauté chinoise ».
Ce n’est pour la masse qu’une juxtaposition, mais c’est tout de même quelque chose de nouveau ; pour l’élite, c’est déjà quelque chose de compris ou ce qui est mieux en l’espèce, de ressenti. S’instruire n’est pas tout à fait pour elle synonyme de gouverner, mais plutôt synonyme de contribuer à mettre la Chine au rang des nations modernes les plus puissantes, de l’y maintenir et de l’y défendre.
Source : Wikisource

André Duboscq L’élite chinoise

« L’état de mariage pour une femme chinoise, n’est pas après tout, une chose digne d’envie : elle est complètement à la merci de son mari. Il peut la battre et, pourvu qu’il ne lui casse aucun membre, personne n’a à se mêler de ces corrections conjugales. Elle doit, de son côté, se conduire avec décence et gravité, ne jamais se plaindre, être douce en paroles et en manières à l’égard de son seigneur et maître, remplir ses devoirs avec exactitude ; en un mot, à moins que son mari ne l’aime sincèrement, elle n’est guère plus qu’une servante ».
Source : Wikisource

André Duboscq L’élite chinoise

Sans doute, les émotions esthétiques diffèrent avec les pays car si l’homme est éternel dans sa nature profonde, ses goûts et ses tendances varient avec les pays qu’il habite ; mais ce qui dans une œuvre s’imposera à l’homme d’Orient comme à celui de l’Occident, ce sera lui-même ou ce qu’il y retrouvera de lui-même. L’Européen, en général, est d’abord déconcerté par la peinture chinoise. « Tout peuple est académique en jugeant les autres », a écrit Baudelaire [7] mais son œil s’habitue à une esthétique nouvelle par le canal de laquelle lui parvient la sensation d’une valeur humaine.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature