Résumé

Paul Boell Le protectorat des missions catholiques en Chine et la politique de la France en Extrême-Orient (1899)

D'où vient une pareille obstination à repousser le christianisme ? Ce n'est certainement pas fanatisme religieux, car aucun peuple ne porte aussi loin que le peuple chinois le scepticisme et l'indifférence. Qu'on soit disciple de Confucius ou de Lao-Tze, musulman ou bouddhiste, le gouvernement chinois ne s'en occupe pas. Il n'y a que contre la religion chrétienne qu'il cherche à se défendre. C'est que, derrière les apôtres du Christ, il voit venir l'Europe, ses idées, sa civilisation, dont il ne veut à aucun prix, se trouvant, à tort ou à raison, satisfait de celle de ses ancêtres.
Source : Gallica

Paul Boell Le protectorat des missions catholiques en Chine et la politique de la France en Extrême-Orient (1899)

Elle le doit à sa propre dignité. On déclare, en effet, que notre protectorat est toujours entier. Nous savons qu'il n'en est rien : le protectorat est en lambeaux; il n'en subsiste que les charges, sans un seul avantage quelconque. L'édifice du protectorat, au fronton duquel flottait jusqu'à ce jour le drapeau de la France, porte aujourd'hui à son plus haut sommet les couleurs du Vatican. Il ne saurait nous convenir d'accepter cette situation humiliée, sans prestige et sans force, grosse des plus grands dangers pour l'avenir.
Source : Gallica

Paul Boell Le protectorat des missions catholiques en Chine et la politique de la France en Extrême-Orient (1899)

Il n'y a pas à se le dissimuler : la Chine repousse avec obstination le christianisme. Les orgueilleux lettrés sont plus haineux que jamais ; chaque année, des placards incendiaires appellent le peuple à l'extermination des diables étrangers, et le jour n'est peut-être pas éloigné où cette belle Eglise de Chine, qui a coûté tant d'efforts à l'apostolat catholique, s'abîmera tout entière dans le sang de ses apôtres et de ses enfants.
Source : Gallica

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