Résumé

Le Saint-Siège, la France et la Chine après la suspension… (1887)

Dans toutes les manifestations du Pape, dans ses notes au gouvernement de Paris et de Pékin, dans les articles autorisés des journaux de Rome, le Vatican n'a cessé de déclarer qu'on irait en Chine avec la France; que celle-ci garderait sa suprématie politique et matérielle ; qu'au Légat échoirait la sauvegarde des intérêts religieux, et au ministre de Paris le protectorat pratique des missionnaires; que non seulement le prestige effectif de notre pays ne serait pas éclipsé, mais qu'il serait au contraire augmenté et consolidé à jamais par cette initiative providentielle.
Source : Gallica

Le Saint-Siège, la France et la Chine après la suspension… (1887)

Il n'est pas vrai, comme on nous l'a fait croire, que Rome nous était hostile ; il n'est pas vrai que les puissances excitaient la Papauté ; il n'est pas vrai, non plus, que la représentation du Pape aurait nui à notre prestige. Léon XIII nous aurait préservés des dangers de l'avenir ; on ne l'a pas voulu.
Pour ce qui regarde le contre-coup de ce débat sur notre politique religieuse au dedans, nos angoisses patriotiques étaient grandes, il est vrai : mais il ne faut pas oublier que nos journaux républicains n'ont pas exposé l'état de la question dans son ensemble.
Source : Gallica

Le Saint-Siège, la France et la Chine après la suspension… (1887)

On eût vu ces deux forces s'exercer librement dans deux sphères distinctes et converger vers le même but : l'extension de l'influence catholique et française. C'était l'affermissement de notre protectorat, ce n'en était ni la diminution ni la ruine.
En sera-t-il de môme après l'ajournement des négociations? Se berce-t-on vraiment de l'espoir que le statu quo se maintiendra, parce que l'on a exploité les sentiments d'égards de la Papauté pour la France ? Le croire, ce serait de l'aveuglement. Qui ne le sait, en effet ? Une question nettement posée est généralement une question résolue.
Source : Gallica

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