Jean Gilbert Victor Fialin Persigny

Résumé

Jean Gilbert Victor Fialin Persigny Lettre de Rome, par le duc de Persigny (1865)

S'il y avait à Rome un des gouvernements quelconques de l'Europe, c'est-à-dire la plus vulgaire connaissance des choses humaines, la plus simple entente des affaires publiques, je suis convaincu qu'il n'y aurait rien de plus facile que de maintenir le Pape à Rome, d'amener l'Italie à respecter le pouvoir temporel dans ses limites actuelles, de rallier la population romaine à son gouvernement, enfin d'assurer la grandeur, la sécurité et l'indépendance du Saint-Siége.
Source : Gallica

Jean Gilbert Victor Fialin Persigny Lettre de Rome, par le duc de Persigny (1865)

Une autre cause tout aussi puissante s'ajoute à la première pour en exalter les effets; c'est que Rome participe comme toute l'Italie à ce mouvement prodigieux qui entraîne tout un peuple vers de nouvelles destinées ; qu'elle vit de la vie de l'Italie ; que tout ce qui arrive d'heureux ou de malheureux à l'unité italienne retentit ici dans tous les coeurs comme à Turin, à Bologne, à Florence et à Naples ; et que, pendant qu'à chaque nouveau succès de la cause italienne le gouvernement du Pape s'afflige et s'inquiète, la population de Rome, tout entière, se félicite et applaudit.
Source : Gallica

Jean Gilbert Victor Fialin Persigny Lettre de Rome, par le duc de Persigny (1865)

Elle est telle que, si demain nos troupes évacuaient les États de l'Église, la révolution s'y ferait le jour même. Toute la population réunie, noblesse, bourgeoisie, peuple, se lèverait comme un seul homme pour mettre fin au gouvernement pontifical. Dans cette révolution, depuis longtemps décidée dans les esprits et arrêtée d'avance dans ses détails principaux, on ne verrait ni émeutes, ni troubles, ni désordres, car il n'y aurait aucune résistance. Et cependant, chose remarquable, toute cette population aime, honore, vénère le Saint-Père.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature