États de l'Église

Définition et enjeux

Paul Pradier-Fodéré,  Cours de droit diplomatique à l'usage des agents politiques du Ministère des Affaires étrangères des États européens et américains… (1881)

“ L'unité de la doctrine et des institutions canoniques, la direction, la représentation et la surveillance des intérêts généraux de l'Église, les rapports des États avec ce pouvoir spirituel qui dirige, qui représente, qui surveille les intérêts généraux de l'Église, sont d'une nature toute spéciale, qui touche à la politique bien plus encore qu'à la religion. De grands intérêts nationaux et internationaux sont engagés : il s'agit de rapports intimes entre l'Église et l'État; ce sont dans chaque pays deux puissances en regard l'une de l'autre ”
Source : Gallica

Paul Ribot,  Du rôle social des idées chrétiennes… (1879)

“ Mais cependant combien est puissante l'influence de l'Église! L'organisation de la société est toute chrétienne, la religion catholique est la religion officielle de l'État, le clergé est un des trois ordres de la nation au même titre que la noblesse et le tiers état; il a sa place dans les états généraux, il donne son avis sur la direction même de la société et sur le gouvernement. ”
Source : Gallica

René Lote,  Bilan des impérialismes : synthèse historique (1940)

“ Bien entendu, l'Eglise chrétienne, devenue corps constitué, avec une hiérarchie-, prendra sa large place parmi les puissances sociales, au-dessus, en face, ou à l'image des Etats temporels (papauté du Moyen-Age, querelles du Sacerdoce et de l'Empire, organisation de croisades armées, Etats de l'Eglise) ; mais l'essentiel de son enseignement reste l'humilité évangélique, la charité, le renoncement aux biens de ce monde. ”
Source : Gallica

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