Constitution civile du clergé

Définition et enjeux

Portrait de Alexis Billiet Alexis Billiet Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique du diocèse de Chambéry (1865)

Évidemment la constitution civile du clergé n'était pas autre chose que l'abolition complète du catholicisme dans toute la France, et son remplacement par une religion de nouvelle invention, dont les délégués de l'Assemblée nationale venaient de bâcler les règlements. C'était l'œuvre de l'homme substituée à celle de Dieu. Les prêtres et les évêques envoyés par le pouvoir civil ne pouvaient avoir qu'un pouvoir civil. Les électeurs de la commune, ceux du département et la Convention nationale elle-même n'avaient pas à leur disposition les clefs du royaume des cieux.
Source : Gallica

Émile Bousquet Histoire de Servian

La Constitution civile du Clergé Sous prétexte de créer une Église nationale, la Constituante avait, par la loi du 19 juillet 1790, bouleversé les diocèses de France sans en référer au Souverain Pontife et avait mis la nomination des évêques et des curés à l’élection. Le clergé devait prêter serment à cette constitution civile, sous peine de déchéance, passé le mois de novembre 1791.
Source : Wikisource

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