Résumé

De la monarchie française et de sa constitution essentielle… (1814)

L'ordre de la succession est si essentiel, que la première pensée d'un usurpateur , est d'en dicter la loi, et que ceux qui se saisissent des places, qu'ils veulent être l'appui du nouveau trône, songent d'abord à les assurer de même à leurs enfans, quelle que soit la nouveauté de leur droit ; dont ils s'étonnent euxmêmes. Cet aveu solennel de la nécessité de l'ordre essentiel de la succession, montre donc que cet ordre n'a pas pu être plus légitimement rompu pour le passé, qu'il ne pourra l'être pour l'avenir, et que c'est par ce droit que le Roi vient, et non par aucun autre.
Source : Gallica

De la monarchie française et de sa constitution essentielle… (1814)

Est-ce a penser qu'on puisse et qu'on doive faire vaciller éternellement la Monarchie par des établissemens nouveaux et fantastiques, et surtout onéreux à l'Etat, et uniquement propres à favoriser l'ambition et la cupidité au péril de sa ruine ? Comment, en effet, procède la révolution française ? Elle flatte toutes les prétentions des assemblées nombreuses ; elle appelle de toutes parts la brigue et la cabale ; et le moins que l'on puisse convoiter, c'est d'avoir de bons gages à toucher dans des corps, où n'apportant trop ordinairement le fruit d'aucuns talens.
Source : Gallica

De la monarchie française et de sa constitution essentielle… (1814)

Les Cours plénières ne demandaient point d'élections, chacun y venait de son propre droit : c'est ce propre droit qui fait la force des institutions dans la Monarchie. Celui qui vient par droit ou par devoir, remplir une fonction qui lui est propre, vient avec un bien autre poids, et environné d'une autre confiance, que celui qui vient avec l'apparence d'un mandat extorqué, mal conçu, et dont le véritable objet est ce qui l'occupe le moins.
Source : Gallica

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