A Mousseux, L'Esprit monarchique et l'esprit républicain… (1888)
“ Si un homme n'a pas le droit d'ôter la vie à son semblable, pourquoi serait-il permis à une réunion d'hommes, à des peuples, de s'entr'égorger ? Quel intérêt ont-ils à s'entre-détruire ? Quel besoin ont-ils de destruction, de sang et de carnage ? sont-ils faits pour descendre au rôle des bêtes féroces ? N'ont-ils pas une autre destinée ? Ne sont-ils pas nés pour vivre en société, pour entretenir entre eux des rapports conformes à leur nature, dont l'essence est la justice et la bienfaisance, dont la tendance est l'amélioration et le perfectionnement, dont le but est le bien et le bienêtre ? ”
