Résumé

Denis-Dominique Farjasse République ou monarchie, simple exposé de l'état de la question (1851)

Tout homme qui se prétend souverain insulte donc à Dieu et à l'humanité; à Dieu, puisqu'il s'attribue sa souveraineté suprême ; à l'humanité, puisqu'il prétend la dépouiller de son libre arbitre, de toutes nos facultés, celle qui nous rapproche davantage de la Divinité, celle qui nous en rapproche autant que la créature peut se rapprocher de son Créateur.
La souveraineté nationale est un principe ; c'est un être métaphysique, un être moral, comme est la volonté; c' est-à-dire que si la souveraineté est du domaine de notre intelligence, elle ne tombe pas sous nos sens.
Source : Gallica

Denis-Dominique Farjasse République ou monarchie, simple exposé de l'état de la question (1851)

Nous avons vu quelle était la nature et l'essence du gouvernement démocratique. Son principe, son ressort, dit Montesquieu, ce qui le fait agir, c'est LA VERTU.
Vous entendez journellement des étourdis ou des gens de mauvaise foi, s'appuyant sur ce passage de Montesquieu, passage que l'on a torturé, vous dire : Le principe de la démocratie est la vertu ; la France n'est pas assez vertueuse pour vivre en République.
Je défie d'abord le partisan le plus ardent, le plus entêté de la monarchie de me citer, dans les quatorze siècles de notre histoire, une époque plus vertueuse que la nôtre.
Source : Gallica

Denis-Dominique Farjasse République ou monarchie, simple exposé de l'état de la question (1851)

La consécration de l'égalité parfaite est le suffrage universel dont aucun citoyen ne doit être exclu s'il ne s'est exclu lui-même par la violation du droit politique ou du droit civil. Les conspirateurs contre la souveraineté populaire, les assassins, les voleurs, en un mot tous ceux qui, en refusant leur obéissance aux lois du peuple, se sont retirés du peuple, perdent ce droit, le plus précieux de tous, et qu'un citoyen ne doit se laisser enlever qu'avec la vie.
Source : Gallica

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