Peine d'échafaud

Définition et enjeux

Achille-J. Dalsème A travers le Palais, hommes et choses judiciaires… (1881)

Pourquoi persisterait-on à entourer la peine de mort d'un appareil extérieur, au surplus, alors qu'aucune publicité n'est attachée aux autres genres de peines ? Est-ce que le prévenu frappé d'une amende acquitte sa dette en public ? Est-ce qu'il est permis aux curieux de s'assurer que le prisonnier accomplit son temps de prison, que le forçat est expédié au bagne? L'échafaud est l'étape finale du criminel jugé indigne de pitié ; il a sa place marquée dans l'enceinte même où le coupable attend le moment d'expier son crime.
Source : Gallica

Adolphe Crémieux La Peine de mort. Procès de "L'Événement"… (1851)

Une lutte affreuse s'engage. Le condamné embarrasse ses pieds garrottés dans l'échelle patibulaire, il se sert de l'échafaud contre l'échafaud. La lutte se prolonge, l'horreur parcourt la foule. Les exécuteurs, la sueur et la honte au front, pâles, haletants, terrifiés, désespérés, — désespérés de je ne sais quel horrible désespoir, — courbés sous cette réprobation publique qui devrait se borner à condamner la peine de mort, et qui a tort d'écraser l'instrument passif, le bourreau, — (mouvement.) — les exécuteurs font des efforts sauvages. Il faut que force reste à la loi, c'est la maxime.
Source : Gallica

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