Adolphe Crémieux, La Peine de mort. Procès de "L'Événement"… (1851)
“ Oui, je le déclare, ce reste des pénalités sauvages, cette vieille et inintelligente loi du talion, cette loi du sang pour le sang, je l'ai combattue toute ma vie, — toute ma vie, messieurs les jurés! — et tant qu'il me restera un souffle dans la poitrine, je la combattrai, de tous mes efforts comme écrivain, de tous mes actes et de tous mes votes comme législateur, je le déclare (M. Victor Hugo étend le bras et montre le Christ qui est au fond de la salle: audessus du tribunal) devant cette victime de la peine de mort qui est là, qui nous regarde et qui nous entend ! ”
