A. Jouve, Essai sur la peine de mort, ou De la peine de mort considérée dans ses rapports avec le droit et… (1830)
“ La perte des biens, de la réputation peut se réparer, non celle de l'existence. Lors donc que ce bien a été ravi à l'un des membres de la société, la nature du crime ne lui impose-t-elle pas l'obligation d'infliger au ravisseur le châtiment le plus terrible qui soit dans ses mains, et le plus propre à détourner d'un tel forfait ceux qui seraient tentés de l'imiter? Et si, par suite de sa fausse compassion pour le coupable, un innocent venait à perdre la vie, la société n'auràit-elle pas en quelque manière le droit de lui demander compte de son sang? ”
