Albert Eyquem

Élements biographiques

Albert Eyquem Des Peines de la récidive et de la relégation des récidivistes… (1889)

Est relégable, tout individu qui, dans les conditions de temps déterminées, a subi deux condamnations criminelles à temps, à l'exclusion bien entendu de toute condamnation politique et des condamnations perpétuelles avec lesquelles la relégation est incompatible. Il faut donc pour être relégable avoir été condamné aux travaux forcés à temps ou à la réclusion (2) .
La relégation est, disons-nous, incompatible avec une peine perpétuelle; pour la mort, les travaux forcés à perpétuité, il est inutile d'en donner la raison.
Source : Gallica

Albert Eyquem Des Peines de la récidive et de la relégation des récidivistes… (1889)

Un infirme est relevé de la relégation, pourquoi lui infliger une autre peine? Un relégué est dispensé par mesure gracieuse de son châtiment perpétuel, parce qu'il a racheté par sa conduite ses fautes passées, pourquoi serait-il soumis à un nouveau, au moment où la faveur du prince atteste qu'il a donné des garanties suffisantes de moralité? Même en droit pénal, donner et retenir ne vaut. La Cour de Cassation a d'ailleurs formellement tranché la question dans notre sens (1) .
Source : Gallica

Albert Eyquem Des Peines de la récidive et de la relégation des récidivistes… (1889)

Or, lorsqu'un individu est condamné tout à la fois pour un délit spécifié et pour un autre qui ne Test pas, n'est-il pas plus coupable que s'il n'avait commis que le délit spécifié? Ce dernier délit est aggravé d'un autre puni plus sévèrement, pourquoi n'en point tenir compte? C'est le délit spécifié qui, quoique moins grave intrinsèquement révèle pour le législateur moderne des instincts plus dangereux, quoiqu'il soit moins rigoureusement réprimé ; il suffit qu'il influe sur l'appréciation de la peine pour qu'il puisse être compté, quel que soit le texte appliqué.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature