Edouard Teisseire

Élements biographiques

Edouard Teisseire,  La transportation pénale et la relégation d'après les lois des 30 mai 1854 et 27 mai 1885… (1893)

“ Le criminel, ce vieux cheval de retour, appelle de tous ses voeux la peine de la transportation, parce qu'il sait, à l'avance, tous les avantages qu'il aura à être forçat ; il sait, par avance, qu'il aura là-bas, sur ces lointains parages, ce qu'il n'aurait jamais eu, dans la réclusion, en France : la liberté, d'abord, une famille ensuite, un patrimoine enfin.
Voilà ce qui le tente, voilà ce qui le pousse au crime : l'existence assurée dans l'assassinat, la liberté assurée jusque dans les fers, la fortune en récompense de ses horribles forfaits.
”
Source : Gallica

Edouard Teisseire,  La transportation pénale et la relégation d'après les lois des 30 mai 1854 et 27 mai 1885… (1893)

“ « Le crime, c'est une plaie que vous devez songer à guérir ; et la peine, dont votre justice frappe les coupables, ne doit pas être seulement pour eux un châtiment mérité ; elle doit être aussi un remède qui les relève et les guérisse. » En vain, ces voix ont parlé ; elles n'ont pas eu d'écho. Notre régime pénitentiaire est, aujourd'hui, ce qu'il était hier, c'est-à-dire un procédé purement empirique et en complète contradiction avec le but moral, le but social que la justice pénale se propose, la moralisation. ”
Source : Gallica

Edouard Teisseire,  La transportation pénale et la relégation d'après les lois des 30 mai 1854 et 27 mai 1885… (1893)

“ Le crime est un mal pour la société, parce qu'il en est un pour celui de ses membres qui est puni. Mais le châtiment, par la même raison, doit être aussi un mal pour elle, car il en est un pour l'individu puni. Chaque condamnation, dès lors, ne répare pas, mais double le mal de la société, puisqu'au lieu d'un de ses membres qui souffrait avant, il y en a deux après : l'un par le crime, l'autre parle châtiment. Ainsi le vol avait ruiné un homme et l'emprisonnement en ruine un autre. Un homme était mort assassiné, un autre meurt guillotiné. ”
Source : Gallica

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