Camilo Ciamarelli Traité philosophique et politique de la peine de mort… (1789)

La fievre , d'horribles tranchées, une inflammation , ou quelqu'autre mal de cette espece , tourmente le moribond ; mais la mort n'est point la cause de tous ces maux, elle en est plutôt l'effet; d'où il suit que le sage , loin de trouver en elle quelque chose d'amer , lui attribuera le mérite de mettre fin à ses maux
Source : Gallica

Camilo Ciamarelli Traité philosophique et politique de la peine de mort… (1789)

Ils font rares les délits que l'on commet sans un égarement d'esprit; & dans ces circonstances , l'homme est incapable d'analyser ses propres inclinations , au point de prévoir que son crime va l'immoler à la vengeance publique, ou si l'œil de la raison fonde & mesure la profondeur de l'abîme, la force victorieuse d'un bien présent, la solitude qui environne le coupable , une certitude morale d'échapper à la censure de la loi , tout, hélas !
Source : Gallica

Camilo Ciamarelli Traité philosophique et politique de la peine de mort… (1789)

Mais outre que l'esclavage perpétuel est
* assigné aux seuls délits capitaux, qui, dans un autre cas , auroient mérité la mort,
une raison puissante rend cette même peine dans l'être qui la souffre, beaucoup moins inhumain qu'elle ne l'est en substance. Si rien ne devoit adoucir la sensation cruelle que ces malheureux éprouvent en commençant leur pénible carriere , peut-être par respect pour l'humanité , ne trouveroit- on pas de crime digne d'une pareille peine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature