Pierre Bouchardon, Le crime de Vouziers (1931)
“ Ni Frédéric qui, il est vrai, couche en haut, ni Louise qui est à quatre pas de sa tante, ni madame Benoît qui, plus âgée et tourmentée d'inquiétudes, n'a qu'un sommeil léger, personne n'entend rien de tout ce bruit. L'effraction de la persienne, la vitre brisée dont les éclats retombent et retentissent, l'armoire que l'on ouvre, le coffre que l'on force, cet or dont on s'empare, cette argenterie que l'on étale sur le parquet, les pas de l'assassin qui s'approche, les meubles qu'il heurte dans l'obscurité, tous ces bruits sourds ou éclatants ne peuvent rien contre leur sommeil. ”
