Résumé

Vital-Mareille L'assassinat triomphant : ses victimes ses procédés… (1913)

Aucun homme n'est sûr d'engendrer comme il veut, quand il veut, ni ce qu'il veut. Pour créer la vie, il lui faut d'ailleurs un complice d'un autre sexe ; il doit s'y essayer, s'y reprendre, et c'est seulement au bout de neuf mois qu'il pourra avoir réussi. L'assassinat, au contraire, s'exécute sur-le-champ, d'après une volonté unique, et il donne une immédiate certitude. Celui qui tue est sûr du résultat et il sait ce qu'il tue. Il est vraiment le maître de la vie.
Cette maîtrise, par la cruauté, lui fait toucher le fond de son âme.
Source : Gallica

Vital-Mareille L'assassinat triomphant : ses victimes ses procédés… (1913)

Il ne faut pas s'étonner, après cela, si le criminel jouit, à certains points de vue, d'une sympathie universelle.
C'est une justice involontaire qui lui est rendue par ses victimes. Le préfet de police Andrieux a noté que le prestige des francs-maçons puisait un regain de force dans les crimes imaginaires que la rumeur publique leur prêtait. En effet, les êtres amorphes sont les esclaves-nés de toute volonté forte qui se dresse un instant devant eux. Le crime a, pour le peuple, l'attrait du mystère et de l'audace.
Source : Gallica

Vital-Mareille L'assassinat triomphant : ses victimes ses procédés… (1913)

Les répressions édulcorées n'inspirent aucune frayeur. Il y a tant de chance pour leur échapper que les intéressés ne s'en impressionnent pas le moins du monde.
Le léger risque du châtiment augmente même, comme une épice, la saveur déjà forte de l'assassinat.
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Le péril est juste suffisant pour qu'à le braver les chenapans exaltent leur courage.
En levant les yeux, ils aperçoivent, au-dessus de leur tête, le couperet de la guillotine théoriquement suspendu. Mais, ils se gardent bien d'écourter leur repas, comme le mauvais convive de Damoclès.
Source : Gallica

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