Adolphe Guillot,
Paris qui souffre. Les Prisons de Paris et les prisonniers
(1890)
“ « La Conciergerie était, dit-il, la plus affreuse, la plus malsaine de toutes. Il faut savoir par soi-même ce que c'est que ces lieux infernaux pour imaginer combien un pauvre lit de camp, dans le coin d'une telle prison, est cependant une douce jouissance. J'ai couché, ou plutôt je me suis trouvé trois nuits avec une bande de voleurs dans un cachot infect; les uns juraient, les autres fumaient, ceux-là racontaient leurs prouesses; il fallait boire de l'eau-de-vie avec eux, leur payer ce qu'ils appelaient la bienvenue sous peine d'être maltraité et peut-être assommé. » ”
