“ Quand on voulut assainir l'Hôtel-Dieu et améliorer le sort des malades on lui donna pour annexe l'hôpital de la Pitié; mais cet hôpital était occupé par des orphelins; il fallut les en tirer. Il y avait dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine un hospice d'orphelins, lequel avait été bâti en 1669, mais dont l'église ne le fut que six ou sept ans plus tard. Comme il était vaste et bien situé on y transféra les orphelins de la Pitié; mais les bâtiments furent disposés de manière à ne laisser aucune communication entre les orphelins et les orphelines. ”
Hôpital de la Pitié
Définition et enjeux
Citations sur “Hôpital de la Pitié”
Emmanuel Pastoret, Rapport fait au conseil général des hospices par un de ses membres… (1816)
“ Les religieuses n'étant pas en aussi grand nombre qu'on pourroit le désirer à l'Hôpital de la Pitié , elles sont aidées dans une partie des soins qu'elles aimeroient à donner aux malades , par des garçons et des filles de service livrés d'ailleurs à tous les travaux secondaires dont ils sont chargés dans les autres Hôpitaux. La proportion des employés de cet Hôpital avec les personnes qu'on y reçoit, est d'un sur neuf ou dix malades. ”
Édouard Pilastre, Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées… (1905)
“ Sur le revers du monument on lit ces belles paroles de Lisfranc : « Si la chirurgie est brillante quand elle opère, elle l'est encore bien davantage lorsque sans faire couler le sang et sans mutilation elle obtient la guérison du malade. » Dans sa conversation avec Malgaigne, Lisfranc rapporte d'abord comment il fut nommé chirurgien en chef de l'hôpital de la Pitié, malgré Dupuytren qui voulait faire de la Pitié l'annexe de l'Hôtel-Dieu où il régnait. ”
Eugène Rochard, Encyclopédie d'hygiène et de médecine publique… (1890)
“ A cette époque, la mortalité pesait également d'une manière spéciale, en dehors des ambulances, et sur les phthisiques, et sur les personnes avancées en âge ; les vieillards affluaient, mourants, vers les hospices ; en un seul jour, à la veille de la signature de l'armistice, dans le seul hôpital de la Pitié, il en mourut cinquante-quatre, offrant tous les attributs du marasme et succombant dans l'algidité, sans que l'on ait constaté de localisation morbide bien tranchée chez aucun d'eux. ”
Désiré Joseph Joulin, Les causeries du docteur (1868)
“ Les internes ne sont pas toujours au mieux avec la bureaucratie hospitalière, et les conflits qui surviennent sont des événements pour la salle de garde. Il y a quelques années, l’hôpital de la Pitié avait pour directeur un brave homme, très-jaloux de son autorité et fort disposé à faire courber sous sa plume de comptable le front audacieux de l’internat. Un beau matin, qu’il avait mal dormi, il proclama un ordre du jour par lequel il défendait aux internes de l’hôpital de recevoir d’urgence aucun malade à moins d’établir sur le bulletin d’entrée le diagnostic précis de la maladie. ”
La ville lumière : anecdotes et documents historiques… (1909)
“ C'est à la Pitié que les bourgeois venaient recruter les enfants des deux sexes pour les employer à leur service. On y admettait également des filles et des femmes débauchées qui voulaient faire pénitence. Pendant la Révolution, des clubs s'y installèrent. En 1809, la Pitié devint annexe de l'Hôtel-Dieu. L'organisation de la Pitié date de 1813. En 1836, Lisfranc y inaugura une clinique chirurgicale (1) . L'Hôpital de la Pitié est situé l, rue Lacépède. Cette rue fut ouverte au xive siècle sous le nom de rue Coupeau, à cause du moulin des Coupeaulx. ”
Jacques Lisfranc,
Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié…
(1841-1843)
“ Pendant les trois jours qui suivirent l'opération, le malade donnait les plus grandes espérances : tout à coup une inflammation des méninges et du cerveau se développa; un épanchement se fit dans la boîte osseuse du crâne; la mort arriva avec une incroyable rapidité. Un malade couché dans la salle Saint-Antoine de l'hôpital de la Pitié portait, sur la tempe, une tumeur qui en occupait toute l'étendue ”
Charles-Lucien Huard,
Paris et ses merveilles, par L. Huard
(1890)
“ Après la fondation, par Louis XIV, de l'Hôpital général (aujourd'hui la Salpêtrière) la Pitié, qui en était en somme, la première idée, devint sa succursale, comme Bicêtre et l'asile de la maison Scipion, mais en conservant ses spécialités, augmentée d'une division particulière pour les Enfants Trouvés, que l'on ne put, d'ailleurs, loger à l'aise qu'en 1665, quand on eut agrandi l'hôpital par l'acquisition de quelques maisons voisines, dans lesquelles on installa le Refuge, fort mal encore, paraît-il, puisqu'on le transporta ailleurs, en 1672. ”
Georges-Louis Le Rouge, Curiosités de Paris, de Versailles… (1771)
“ Un peu plus loin, de l'autre côté, à l'entrée de la rue Copeau, voyez L'HôPITAL DE LA PITIÉ, fondé en 1612 ; il fait présentement partie de l'Hôpital Général : l'on y renferme de jeunes ensans dont le travail, qui consiste en lacets, & autres ouvrages qui fervent à les entretenir. ”
Étienne Lancereaux,
Traité de l'herpétisme, par le Dr É. Lancereaux…
(1883)
“ Un malade âgé de soixante-cinq ans, soigné il y a un an dans mon service à l'hôpital de la Pitié, offrait des symptômes absolument identiques, avec de plus grandes difficultés dans la marche et une hémiopie des deux yeux. A l'autopsie je constatai également l'existence de nombreuses lacunes dans les corps striés, les couches optiques et la protubérance. Un homme de soixante-sept ans, menuisier, eczémateux et hémorrhoïdaire, après avoir passé quelques semaines dans le service d'un de mes collègues pour des douleurs articulaires, est admis par moi à l'hôpital de la Pitié, le 30 octobre 1880. ”
Christine de Saint-Vincent Valombray, Les mémoires d'une soeur de charité… (1875)
“ Allez vite chercher un brancard et transportez' ce brave homme à l'hôpital de la Pitié où je vais le faire admettre d'urgence, car il en a au moins pour un mois avant d'être sur pied, et ce n'est certes pas sa femme qui pourra lui donner les soins nécessaires. Ce mot d'hôpital, entendu par la compagne du Maçon, plongea l'infortunée dans un tel désespoir, qu'elle parut en perdre la raison. Semblable à une lionne, elle se jeta sur son mari et s'écria qu'on ne le lui arracherait pas. ”
Jacques Lisfranc,
Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié…
(1841-1843)
“ Nous n'aurions pas assez insisté sur la valeur des chlorures contre les escarres, si nous ne faisions pas remarquer que, dans les autres degrés de la brûlure, ces médicaments employés avant que la phlegmasie soit devenue intense diminuent l'inflammation et la douleur. Il existe en ce moment à l'hôpital de la Pitié un fait très-remarquable de ce genre. On a dit que l'art consistait tout entier dans fes détails; jamais vérité n'a été plus grande et n'a été mieux sentie par tous les hommes qui ont cultivé la chirurgie avec succès. ”
Albert Laurent, Les prisons du vieux Paris : illustré de cinquante-cinq gravures
“ C'est alors que Mazarin, sur la proposition de Pomponne de Bellièvre, premier président du Parlement, fonda, en 1656, l'Hôpital général, dans lequel « les pauvres mendiants vali- des de l'un et l'autre sexe, disait l'ordonnance, seraient enfermés pour être employés aux ouvrages et travaux des manufactures, selon leur pouvoir ». Et sous cette dénomination d'Hôpital général on groupa un certain nombre d'hôpitaux, d'hospices et de maisons de refuge, tels par exemple, l'Hôpital de la Pitié, l'Hôpital de Scipion, la maison de la Savonnerie, Bicêtre, auxquels on ajouta enfin la Salpêtrière. ”
Jacques Lisfranc,
Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié…
(1841-1843)
“ Beaucoup de personnes viennent me consulter à l'hôpital de la Pitié pour des tumeurs indurées et circonscrites , siégeant dans l'épaisseur des paupières ; ma pratique particulière m'en a fourni aussi un grand nombre d'exemples. J'ai toujours vu réussir, jusqu'aujourd'hui, la cautérisation que je propose : c'est le seul moyen que 'emploie quand l'inflammation a cédé au traitement destiné à la combattre. Ma méthode a été adoptée par la plupart des praticiens ”
Louis Abelly,
Saint Vincent de Paul
(1839)
“ Ils ont fait de plus quantité de missions à diverses fois aux pauvres de l'hôpital de la Pitié, et particulièrement du Refuge, qui étant un lieu de retraite forcée aux femmes et filles qui se trouvaient dans le désordre, avait un particulier besoin d'être assisté pour le spirituel ”
Jules Verne,
Paris — Géographie — Histoire…
“ Les principaux hôpitaux de la capitale sont l’Hôtel-Dieu, qui est en voie de reconstruction, la Pitié, bâtie par Louis XIII, la Charité, fondée par Marie de Médicis, Saint-Louis, bâti par Henri IV, l’hôpital du Midi, installé dans l’ancien couvent des Capucins, l’hôpital de Lourcine, qui occupe l’ancien couvent des Cordeliers, l’hospice des Quinze-Vingts, fondé par saint Louis, l’hôpital des Cliniques, bâti sur l’emplacement du cloître du couvent des Cordeliers, la Salpêtrière, immense cité commencée sous Louis XIII, l’hôpital Lariboisière, fondé en 1846, etc. ”
Théophile Lavallée, Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850 (1852)
“ Les hôpitaux sont des établissements consacrés au traitement des malades indigents curables ; ils se divisent en hôpitaux généraux et hôpitaux spéciaux : les hôpitaux généraux sont au nombre de neuf et contiennent ensemble 3,715 lits; ce sont : l' Hôtel-Dieu, Sainte-Marguerite et Bon-Secours (ces - deux derniers provisoires et devant être remplacés par l'hôpital du Nord) , la Pitié, la Charité, Saint-Antoine, Necker, Cochin, Beaujon. Ces neuf hôpitaux sont indistinctement affectés au traitement des blessures et des maladies aiguës. ”
Charles-Lucien Huard,
Paris et ses merveilles, par L. Huard
(1890)
“ A la Révolution, la Pitié ne changea que de nom, en devenant l'hospice des Enfants de la Patrie, et ce n'est qu'en 1809, lorsque les Enfants Trouvés eurent été transférés au faubourg Saint-Antoine, qu'on en fit l'annexe de l'Hôtel-Dieu, Aujourd'hui c'est un hôpital distinct, mettant 726 lits à la disposition de l'Assistance publique. ”
Théophile Lavallée, Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850
“ Donnons à cet effet, par les présentes, la maison et l'hôpital, tant de la Grande et Petite Pitié que du Refuge, sis au faubourg Saint-Victor, la maison et l'hôpital de Scipion et la maison de la Savonnerie; ensemble maisons et emplacement de Bicêtre... Voulons que les lieux servant à enfermer les pauvres soient nommés l'Hôpital général des pauvres; que l'inscription en soit mise, avec l'écusson de nos armes, sur le portail de la maison de la Pitié ”
Charles-François Viel, Principes de l'ordonnance et de la construction des bâtimens… (1812)
“ Plans des fondemens du bâtiment de l'hôpital de la Pitié ( aujourd'hui annexe de l'Hôtel Dieu ) . — Coupe sur le ventilateur au centre de lu façade du levant ; profils principaux de cet édifice. — Morceaux de constructions et profils du frontispice de l'hôpital Cochin. — Entablement de la Halle au bled de Corbeil. 4. Plan du rez-de-chaussée et coupe sur la longueur du bâtiment de la Pitié. 5. Elévation générale de la façade de cet édifice , sur la rue du Jardin des Plantes. 6. Plan, élévation et coupe sur l'avant-cour du bâtiment ( emploi des Incurables ) à la Salpétrière. ”
Fanny Richomme,
Paris monumental & historique depuis son origine jusqu'à 1789…
(1845)
“ Louis XIV, ayant destiné à la construction d'un hôpital général un petit arsenal appelé la Salpêtrière, situé où est aujourd'hui l'hôpital de ce nom, et cet établissement ayant été ouvert (1656) , l'hospice de la Pitié devint une de ses dépendances et fut occupé par les enfants des pauvres, à qui l'on apprenait à travailler. ”
Prosper de Pietra Santa, De l'enseignement médical en Toscane et en France et des médecins condotti… (1853)
“ Si un grand centre comme Paris offre des difficultés d'une part, il offre aussi des ressources que l'on chercherait en vain ailleurs. En attachant, par exemple, les élèves de la Faculté au service de l'Hôtel-Dieu et de la Pitié, on réserverait pour les stagiaires ceux de l'hôpital des Cliniques et de la Charité. On adapterait facilement ces deux localités à leur nouvelle destination, et avec les dépendances de l'École de médecine, ils offriraient un centre avec toutes les conditions requises de salles de dissection, musées, bibliothèque, cliniques générales et spéciales. ”
Jacques-Pierre Pointe, Notice historique sur H.-J. Pointe… (1839)
“ Ils y rencontreraient un autre avantage, peut-être plus précieux encore, celui d'être enlevés moins jeunes à l' affection et à la surveillance si nécessaires de leurs parents. Au reste, d'ardeur et de succès que, venu à Lyon deux ans après, il fut admis en qualité d'Elève en chirurgie de l'hôpital général de notre-Dame de Pitié du pont du Rhône et Grand Hôtel-Dieu de la ville de Lyon. ”
Heinrich Ludwig Meding, Paris médical, vade-mecum des médecins étrangers… (1852-1853)
“ Cet hôpital est convenablement aéré, la mortalité y a été toujours moins forte que dans les autres établissements de ce genre; mais plusieurs salles ont un inconvénient gravé que nous aurons occasion de constater également à l'Hôtel-Dieu et à la Pitié. Ce sont principalement les salles St-Jean et SainteRose. Elles sont exposées sur des rues assez fréquentées par des voitures, et le bruit que font ces voitures et \e tremblement qu'occasionnent quelquefois de lourdes charrettes sont très pénibles et très dangereux pour les blessés qui subissent ou ont subi des opérations. ”
Preschez, Observations sur la nécessité de changer l'emplacement de l'Hôtel-Dieu de Paris… (1832)
“ Mais est-il indispensable , en supprimant l'Hôtel-Dieu , d'élever un autre hôpital? Nous ne le pensons pas. Il y a dans Paris huit hôpitaux pour les maladies ordinaires, en y comprenant celui dont nous nous occupons. Plusieurs de ces établissemens ont des dépendances spacieuses. L'un dux, la Pitié, placé près du Jardin des Plantes, dans. ”
Jacques Lisfranc,
Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié…
(1841-1843)
“ On ne doit pas mettre des annélides sur un membre fracturé, car la compression exercée ensuite par les attelles sur leurs morsures en pourra beaucoup retarder la cicatrisation ; elle produira quelquefois des inflam- mations et même des escarres ; il est alors très-difficile d'appliquer convenablement l'appareil destiné à obtenir la consolidation de l'os. Nous voyons souvent à l'hôpi- tal de la Pitié des malades chez lesquels on n'a pas suivi en ville le précepte que nous indiquons ; nous observons presque toujours les accidents que nous venons de signaler. ”
Ambroise Tardieu, Projet de construction du nouvel hôtel-Dieu de Paris… (1865)
“ Si l'on compare les places qu'occupe successivement dans les différentes périodes chacun des hôpitaux généraux, on voit que l'Hôtel-Dieu, Beaujon et la Pitié sont exactement sur la même ligne. Pour les quatre dernières l'hôpital Lariboisière, que nous n'avons pas fait figurer dans le tableau, pour ne pas modifier le classement général, occupe : De 1850 à 1859. le 7e rang, avec une mortalité de 11,88 pour 100. En 1861. le 7* rang, idem. 13,75 En 1862. le 5e rang, idem. 12,59 En 1863. le 7e rang, idem. 12,63 nombre à peu près égal de lits maintenus dans l'Hôtel-Dieu. ”
Victor Hugo,
Le Dernier Jour d'un Condamné
(1829)
“ Je restai quelques instants éveillé, mais sans pensée et sans souvenir, tout entier au bonheur d’être dans un lit. Certes, en d’autres temps, ce lit d’hôpital et de prison m’eût fait reculer de dégoût et de pitié ; mais je n’étais plus le même homme. ”
Edmond Dupuy, Manuel d'hygiène publique et industrielle ou Résumé pratique des attributions des membres des… (1881)
“ L'emplacement des hôpitaux actuels est tout à fait inacceptable, dit M. Émile Bertin, professeur d'hygiène à la Faculté de médecine de Montpellier, dans une remarquable note publiée par lui dans les Annales d'Hygiène publique et de Salubrité,'numéro d'octobre 1879. Il n'est plus permis d'établir, et c'est uniquement par concession aux nécessités financières, qu'il est possible de tolérer un hôpital au milieu d'une grande cité. L'hôpital est un foyer de transmissions morbides pour la ville, et la ville, une source d'insalubrité pour l'hôpital. ”
Charles de Chergé, Guide du voyageur à Poitiers et aux environs (1851)
“ Des restes du pétrole est un hideux musée,De ce crime nouveau, ses murs accusateursOnt dénoncé les vrais auteurs. Hôpital général. — Nous apercevons devant nous un bâtiment assez régulier. Une niche avec une statue de Saint décore sa façade, sur laquelle on lit encore ces mots : Hôpital des Religieux de la Charité. C’était là, en effet, que les Religieux de cet Ordre recevaient, avant la Révolution, les hommes malades et les aliénés. Réuni à l’hôpital général pendant la Révolution, cet établissement n’en forme plus qu’un avec lui. ”
Alphonse Alexandre Boinet, Quelques réflexions sur la reconstruction de l'hôtel-Dieu de Paris… (1864)
“ Maintenant, où est la nécessité d'avoir de grands hôpitaux, des hôpitaux de 600, 800 et 1000 lits au centre de Paris? Un hôpital qui a assez de lits pour servir aux cas d'urgence et à l'enseignement clinique est suffisant; aussi nous parait-il convenable et de bonne hygiène de n'avoir au centre de Paris que des hôpitaux pour l'enseignement, des hôpitaux de 250 à 300 lits au plus ; les services de tous les médecins et chirurgiens qui ne sont pas chargés officiellement de l'instruction des élèves, mais seulement du soin des malades, seraient supprimés et établis ailleurs. ”
Charles Dubreuilh, Recherches historiques sur les établissements et régimes hospitaliers à Bordeaux… (1864)
“ Tout ce que l'hygiène publique a pu apprendre sur l'orientation et l'aération serait appliqué à cet hospice , afin qu'il ne puisse nuire à ses voisins, et l'on recevrait à l'hôpital Saint-André des femmes en couches, c'est-à-dire qu'on laisserait un foyer d'infection au sein même de l'hôpital qui aurait le plus besoin d'être assaini. Des salles de femmes en couches se trouveraient dans le même local où l'on traite les cancers ulcérés, les plaies gangréneuses, les vieux ulcères, les larges brûlures, où se trouvent réunies toutes les affections qui donnent naissance aux plus sordides odeurs. ”
