Hôpital de la Pitié

Définition et enjeux

Paris ancien et moderne ou Histoire de France divisée en douze périodes appliquées aux douze arrondissements de Paris… (1837-1838)

Quand on voulut assainir l'Hôtel-Dieu et améliorer le sort des malades on lui donna pour annexe l'hôpital de la Pitié; mais cet hôpital était occupé par des orphelins; il fallut les en tirer. Il y avait dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine un hospice d'orphelins, lequel avait été bâti en 1669, mais dont l'église ne le fut que six ou sept ans plus tard. Comme il était vaste et bien situé on y transféra les orphelins de la Pitié; mais les bâtiments furent disposés de manière à ne laisser aucune communication entre les orphelins et les orphelines.
Source : Gallica

Emmanuel Pastoret Rapport fait au conseil général des hospices par un de ses membres… (1816)

Les religieuses n'étant pas en aussi grand nombre qu'on pourroit le désirer à l'Hôpital de la Pitié , elles sont aidées dans une partie des soins qu'elles aimeroient à donner aux malades , par des garçons et des filles de service livrés d'ailleurs à tous les travaux secondaires dont ils sont chargés dans les autres Hôpitaux. La proportion des employés de cet Hôpital avec les personnes qu'on y reçoit, est d'un sur neuf ou dix malades.
Source : Gallica

Édouard Pilastre Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées… (1905)

Sur le revers du monument on lit ces belles paroles de Lisfranc : « Si la chirurgie est brillante quand elle opère, elle l'est encore bien davantage lorsque sans faire couler le sang et sans mutilation elle obtient la guérison du malade. »
Dans sa conversation avec Malgaigne, Lisfranc rapporte d'abord comment il fut nommé chirurgien en chef de l'hôpital de la Pitié, malgré Dupuytren qui voulait faire de la Pitié l'annexe de l'Hôtel-Dieu où il régnait.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature