Jacques Lisfranc

Élements biographiques

Portrait de Jacques Lisfranc Jacques Lisfranc,  Précis de médecine opératoire. Tome 1 (1845-1847)

“ Quand le jeune chirurgien a manœuvré les opérations sur le cadavre, et qu'il les a exécutées d'après des principes fixes , il nous paraît difficile qu'il n'apporte pas sur le vivant assez de calme et de sangfroid ; guidé par l'idée de soustraire une victime à la mort, enhardi par la facilité avec laquelle il a traversé une articulation, et mis à découvert une artère dans ses cours, il est sourd aux cris du malade, ou plutôt il ne les entend que pour diminuer ses souffrances par des paroles de consolation : il ne voit dans les palpitations des chairs que l'énergie des propriétés vitales ”
Source : Gallica

Portrait de Jacques Lisfranc Jacques Lisfranc,  Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié… (1841-1843)

“ Vous ne savez pas si une tumeur est squirreuse; l'induration a envahi le tissu cellulaire sous-cutané ; quelquefois même la peau participe à la maladie : n'appliquez dans aucun de ces cas les sangsues sur la tumeur, car vous pourriez voir les petites plaies se convertir immédiatement en autant d'ulcérations cancéreuses ; de violentes douleurs se manifesteraient bientôt, et vous accéléreriez beaucoup la marche de l'affection morbide. Il faut poser les sangsues autour de l'engorgement : leur succès sera aussi assuré que si elles étaient mises sur les téguments qui le recouvrent. ”
Source : Gallica

Portrait de Jacques Lisfranc Jacques Lisfranc,  Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié… (1841-1843)

“ Occupons-nous donc très-sérieusement des moyens tendant à éviter la récidive du cancer. Les opérés dont la cicatrisation des plaies est achevée sont fatigués, au moral et au physique, des soins qu'on leur a donnés pour obtenir leur guérison ; ils la croient certaine et définitive ; trop souvent alors ils s'endorment sur la foi des traités, ils négligent les sages avis que leur a dictés un chirurgien clinique. Dites à ces malades: « Vous n'êtes pas encore entièrement guéris; nous n'avons rempli qu'une partie des devoirs que nous impose la confiance dont vous nous entourez. » ”
Source : Gallica

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