Résumé

Portrait de Jacques Lisfranc Jacques Lisfranc Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié… (1841-1843)

Vous ne savez pas si une tumeur est squirreuse; l'induration a envahi le tissu cellulaire sous-cutané ; quelquefois même la peau participe à la maladie : n'appliquez dans aucun de ces cas les sangsues sur la tumeur, car vous pourriez voir les petites plaies se convertir immédiatement en autant d'ulcérations cancéreuses ; de violentes douleurs se manifesteraient bientôt, et vous accéléreriez beaucoup la marche de l'affection morbide. Il faut poser les sangsues autour de l'engorgement : leur succès sera aussi assuré que si elles étaient mises sur les téguments qui le recouvrent.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Lisfranc Jacques Lisfranc Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié… (1841-1843)

Il n'est pas rare, pendant qu'on traite une tumeur blanche par les moyens excitants, de voir se développer de nouveau une subinflammation caractérisée par la douleur et par l'augmentation de chaleur : la continuation de l'emploi de ces moyens exaspère la maladie : si au contraire vous en faites abstraction, si vous les remplacez jusqu'à l'extinction de la phlegmasie par les antiphlogistiques et les narcotiques sagement maniés, comme nous le dirons plus tard, la phlegmasie légère se dissipe et la tumeur diminue : la thérapeutique fournit donc des preuves multipliées en faveur de notre opinion.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Lisfranc Jacques Lisfranc Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié… (1841-1843)

Occupons-nous donc très-sérieusement des moyens tendant à éviter la récidive du cancer. Les opérés dont la cicatrisation des plaies est achevée sont fatigués, au moral et au physique, des soins qu'on leur a donnés pour obtenir leur guérison ; ils la croient certaine et définitive ; trop souvent alors ils s'endorment sur la foi des traités, ils négligent les sages avis que leur a dictés un chirurgien clinique. Dites à ces malades: « Vous n'êtes pas encore entièrement guéris; nous n'avons rempli qu'une partie des devoirs que nous impose la confiance dont vous nous entourez. »
Source : Gallica

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