Jacques Lisfranc,
Précis de médecine opératoire. Tome 1
(1845-1847)
“ Quand le jeune chirurgien a manœuvré les opérations sur le cadavre, et qu'il les a exécutées d'après des principes fixes , il nous paraît difficile qu'il n'apporte pas sur le vivant assez de calme et de sangfroid ; guidé par l'idée de soustraire une victime à la mort, enhardi par la facilité avec laquelle il a traversé une articulation, et mis à découvert une artère dans ses cours, il est sourd aux cris du malade, ou plutôt il ne les entend que pour diminuer ses souffrances par des paroles de consolation : il ne voit dans les palpitations des chairs que l'énergie des propriétés vitales ”
