Louis Antoine Paoli, Les Accidents de l'organisme et leurs soins… (1884)
“ Là, il n'y a que des figures inconnues, aigries par la souffrance, ou fatiguées de la tache ingrate ; et ce n'est pas sans une grande émotion qu'on voit apparaître celle du chirurgien ; car il est la diète, le rationnement, la drogue amère ou le couteau cruel. A côté ou plus loin, c'est l'agonie qui terrasse et terrorise ; c'est la mort qui fait ses appels et encaisse ; c'est la civière qui emporte et défile, et, au bout, est le marbre froid de l'amphithéâtre où le scalpel laboure et dépèce le cadavre. L'hôpital est aussi un foyer d'air mauvais où les maladies se communiquent et s'aggravent. ”
