Résumé

Portrait de Louis Hubert Farabeuf Louis Hubert Farabeuf Précis de manuel opératoire... par le Dr L.-H. Farabeuf… (1893)

Le chirurgien qui va pratiquer une amputation doit se proposer avant tout de sauver la vie du malade.
Mais ce n'est point assez qu'un amputé respire, il faut encore que l'infirmité consécutive à l'opération ne fasse pas de la vie un insupportable fardeau. Ils le sentent bien, les malheureux qui, n'ayant que leurs bras pour toute fortune, refusent de sacrifier un de leurs membres si compromis qu'il paraisse, et préfèrent de risquer cent fois la mort plutôt que de consentir à vivre avec un moignon douloureux ou impotent.
Source : Gallica

Portrait de Louis Hubert Farabeuf Louis Hubert Farabeuf Précis de manuel opératoire... par le Dr L.-H. Farabeuf… (1893)

C'est la première qualité d'un moignon que d'avoir une plaie parfaitement étanchée.
L'infection, la suppuration de la surface de section est bien plus difficile à éviter que l'hémorrhagie ; aussi est-elle la cause ordinaire de la mort des amputés. Plus cette suppuration est étendue et plus elle dure, plus elle est dangereuse. La surface de la plaie d'amputation sera donc toujours réduite le plus possible par le choix du procédé, ne fût-ce que pour en favoriser l'antisepsie.
L'idéal est la réunion de la plaie par adhésion immédiate, sans suppuration, la réunion immédiate.
Source : Gallica

Portrait de Louis Hubert Farabeuf Louis Hubert Farabeuf Précis de manuel opératoire... par le Dr L.-H. Farabeuf… (1893)

Sur le cadavre, les nerfs donnent au doigt qui les explore la sensation d'un cordon plein, inextensible, fasciculé, qui ne s'aplatit pas; les veines sont ordinairement tellement minces qu'on ne peut les sentir; au contraire, l'artère est une lanière élastique, épaisse, plate, lisse, creusée en gouttière à bords plus épais que le milieu, semblable en tout à un tube de caoutchouc tendu et contournant un corps résistant.
Source : Gallica

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