Résumé

Emmanuel Pastoret Rapport fait au conseil général des hospices par un de ses membres… (1816)

Les secours ordinaires sont momentanés ou perpétuels. On désigne par perpétuels ceux qui se distribuent pendant toutes les saisons de l'année; ils consistent en pain, soupes aux légumes, objets de vêtemens, etc., et sont principalement destinés à des vieillards, à des infirmes, à des chefs de famille, dont le travail ne peut suffire à tous leurs besoins. On désigne par momentanés les secours accordés aux ouvriers réduits à l'inaction par la rigueur de la saison, la crue des eaux, la stagnation du commerce, une infirmité passagère, etc., ou bien dont la femme et les enfans tombent malades.
Source : Gallica

Emmanuel Pastoret Rapport fait au conseil général des hospices par un de ses membres… (1816)

Des tableaux, qui ne sont que numératifs, présentent l'inconvénient d'une variation perpétuelle; tous les trois mois, à chaque terme, des locataires arrivent, s'éloignent, et la population indigente n'est plus exactement la même. Les tableaux numératifs ne peuvent d'ailleurs servir à distinguer le vrai pauvre de celui qui ne sollicite un secours que pour alimenter sa paresse, ou satisfaire les goûts si communs et si dangereux de la loterie et du vin.
Source : Gallica

Emmanuel Pastoret Rapport fait au conseil général des hospices par un de ses membres… (1816)

Ils ne sont pas toujours faciles à reconnoître; car l'art même de feindre la pauvreté, a reçu une affligeante perfection. Quel malheur, qu'il faille suspendre sa pitié même, qu'il faille craindre ou resserrer un sentiment si doux! Les secours ne sont dus qu'au besoin. Si la masse de ceux qu'on peut distribuer ne peut atteindre toutes les nécessités, ils sont dus d'abord aux plus impérieuses, aux plus certaines. Des secours mal donnés ne diminuent pas le nombre des paùvres
Source : Gallica

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