Maxime Du Camp

Maxime Du Camp

Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Hospices de Paris

Lorsqu’elles entrent à l’hospice, emportées par la mobilité d’impression naturelle aux femmes, elles se lient avec leurs compagnes de chambrée, leur racontent tout ce qu’elles ont fait, et se livrent parfois à des confidences qui ressemblent bien à des confessions. Ces belles amitiés ne durent guère, les disputes leur succèdent, et, comme les pensionnaires de l’hospice sont aussi fortes en gueule que les servantes de Molière, Dieu sait avec quelle acrimonie, quels verbes violens, elles se reprochent ce que la veille peut-être elles se sont confié avec tant d’abandon.
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Hospices de Paris

Il faut s’asseoir vers huit heures, par une soirée d’été, à la porte extérieure de l’hospice, et voir les pensionnaires oscillant, titubant, tombant, débraillés, la casquette sur le coin de l’oreille, chantant d’une voix chevrotante quelque refrain obscène, pour comprendre que le vin et l’eau-de-vie sont devenus pour eux une jouissance impérieuse. Les environs de Bicêtre sont peuplés de cabarets où s’engloutissent toutes les ressources de ces pauvres diables. Lorsqu’ils reviennent dans un état d’ivresse trop accusé, on les punit, on les prive de sortie, comme des collégiens paresseux.
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Hospices de Paris

Couchées dans leur lit, la tête couverte du bonnet blanc, le drap ramené sur les épaules, elles ressemblent à de vieux hommes ; elles ont la voix rauque et de la barbe au menton. Beaucoup d’entre elles, flottant entre le retour à l’enfance et la mort, sont tellement affaiblies qu’elles ne peuvent supporter ni reproches ni observations ; elles ont peur de tout, et, quand on les regarde, elles se mettent à pleurer. D’autres au contraire, énergiques et très vivantes malgré leur âge, oscillent entre la folie et la raison.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature