Maxime Du Camp,
Les Hospices de Paris
“ Lorsqu’elles entrent à l’hospice, emportées par la mobilité d’impression naturelle aux femmes, elles se lient avec leurs compagnes de chambrée, leur racontent tout ce qu’elles ont fait, et se livrent parfois à des confidences qui ressemblent bien à des confessions. Ces belles amitiés ne durent guère, les disputes leur succèdent, et, comme les pensionnaires de l’hospice sont aussi fortes en gueule que les servantes de Molière, Dieu sait avec quelle acrimonie, quels verbes violens, elles se reprochent ce que la veille peut-être elles se sont confié avec tant d’abandon. ”
