Résumé

Le président du Conseil, ministre de l'intérieur et des cultes à monsieur le préfet (1900)

Certes, il est très désirable que, en principe, la population de l'hospice travaille. Le maintien du bon ordre est plus facile parmi un personnel occupé; le poids des journées est moins lourd à celui qui agit; sentir que l'on est utile dans la mesure de ses moyens rehausse l'homme à ses propres yeux ; enfin, si mince qu'il soit, le produit du travail permet d'élargir un peu l'assistance. Mais il faut se garder d'envisager la mise en exercice du peu de forces qui restent au vieillard et à l'incurable comme une ressource pour l'établissement.
Source : Gallica

Le président du Conseil, ministre de l'intérieur et des cultes à monsieur le préfet (1900)

Sans doute, en vertu du droit de police générale et d'ordre public, le préfet pourrait quand même contraindre la commission administrative à exécuter la loi ; mais l'insertion au règlement d'une disposition précise préviendra toute possibilité de conflit. Le préfet alors ne prononcerait l'admission qu'au compte de qui de droit; la détermination du débiteur définitif de la dette d'assistance hospitalière serait faite ultérieurement. Ce qu'il importe d'assurer, sans un retard qui peut être dangereux, c'est l'hospitalisation du malade pour qui les secours hospitaliers sont nécessaires.
Source : Gallica

Le président du Conseil, ministre de l'intérieur et des cultes à monsieur le préfet (1900)

Dans le choix qu'elle est appelée à faire entre les laïques et les congréganistes, en vertu d'un pouvoir auquel il ne lui est pas permis de renoncer, la commission administrative ne doit être guidée par aucune considération autre que l'intérêt des hospitalisés. C'est pour eux que l'hôpital et l'hospice sont faits; c'est à eux qu'ils appartiennent; la commission doit se considérer comme le mandataire des pauvres et choisir le personnel qui offre à ceux-ci le plus de garanties de soins à la fois éclairés et dévoués.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature