Résumé

Ange Blaize Des hôpitaux et hospices civils de la ville de Paris… (1844)

Pense-t-on que le malade lui-même consente
volontiers à se séparer d'un homme qui, par des soins éclairés et assidus, lui fait espérer une guérison prochaine? Assurément non; il serait en droit d'accuser d'ignorance et d'inhumanité les personnes qui viendraient violenter sa confiance et qui l'empêcheraient de suivre les conseils d'un médecin qui lui aurait déjà rendu l'immense service de le conduire jusqu'au moment de la guérison ; il pourrait même leur contester un droit qui, en définitive, compromettrait sa guérison, s'agît-il de le remettre aux mains de l'homme le plus éclairé.
Source : Gallica

Ange Blaize Des hôpitaux et hospices civils de la ville de Paris… (1844)

MORTALITÉ DANS LES HÔPITAUX ET LES HOSPICES.
La mortalité dans les hôpitaux est la meilleure démonstration de la valeur de leur disposition, de leur organisation, de leur régime.
Les conditions physiques, économiques, scientifiques et morales exercent une immense influence sur la guérison des malades. Les hôpitaux et hospices de Paris offrent une preuve complète, mais triste, de cette vérité incontestable.
En 1842, on a constaté 7,677 décès; c'est, sur 1841, une augmentation de 1,506, qui dépasse la proportion du plus grand nombre de malades admis au traitement.
Source : Gallica

Ange Blaize Des hôpitaux et hospices civils de la ville de Paris… (1844)

Nous ne savons pourquoi il est à la mode de se moquer des médecins quand on se porte bien, puisque l'on s'abandonne à eux quand on est malade; de ridiculiser leur science, lorsqu'on se laisse prendre au plus grossier charlatanisme, de déclamer contre leur avarice, lorsqu'on se dispense si facilement de rétribuer leurs soins. Le corps médical est, dans son ensemble, recommandable par sa moralité, sa capacité, son dévouement, il peut s'appliquer justement ces paroles de Guy Patin : « Artem profitemur salutarem et beneficam, non prœdatricem et loculorum emunctricem. »
Source : Gallica

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