“ Si l’on y trouve quelque chose de répréhensible et d’incomplet et qui marque l’insuffisance, qu’on en rejette la faute sur la faiblesse humaine. Car le corps, qui est corrompu, accable l’ame, et cette enveloppe de terre écrase l’esprit, qui peut beaucoup de choses. ”
Insuffisance
Définition et enjeux
L'insuffisance désigne la limite ou l'inadéquation d'une capacité, d'un état ou d'une performance. Ce concept, abordé par de nombreux penseurs, révèle des dimensions philosophiques et psychologiques.
Sénèque y voit une faiblesse humaine à surmonter, Nietzsche la considère comme une dégradation de la volonté, tandis que Stahl met l'accent sur l'importance de la collaboration pour compenser les carences individuelles. Ces perspectives, diverses, soulignent l'ambiguïté du terme, oscillant entre critique sociale et introspection. Les thèmes liés, tels que la vulnérabilité ou l'obstacle, en témoignent.
Citations sur l'insuffisance
P.-J. Stahl,
Contes de l'oncle Jacques
(1892)
“ L'impossibilité où est l'individu isolé de se suffire à lui-même, en démontrant à chacun son insuffisance, a montré à tous que le seul remède à nos infirmités individuelles est dans l'association de toutes nos insuffisances. ”
Benjamin Constant,
Adolphe
(1913)
“ Je vis, spectacle humiliant et déplorable ! ce caractère énergique et fier recevoir de la souffrance physique mille impressions confuses et incohérentes, comme si, dans ces instants terribles, l'âme, froissée par le corps, se métamorphosait en tous sens pour se plier avec moins de peine à la dégradation des organes. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres de Sénèque le philosophe
“ Pourquoi tolérez-vous les emportements d’un malade, les propos d’un frénétique, les coups d’un enfant ? C’est qu’ils vous paraissent ne savoir ce qu’ils font. Or, qu’importe quel genre de faiblesse aveugle l’homme qui vous attaque ? L’aveuglement commun doit être l’excuse de tous. ”
George Sand,
Le Diable aux champs
(1857)
“ Mais rentrez en vous-même ; faites la guerre à l’estime exagérée que vous avez de votre force ; reconnaissez que vous êtes dupe de votre illusion et que votre miroir vous trompe. Préservez-vous, au contraire, de votre principale infirmité, qui est la faiblesse. ”
Paul Adam,
Le thé chez Miranda
“ Un malaise engourdissant lui enfle la poitrine: rester là, se laisser engourdir par une vague faiblesse qui le séparerait du monde cruel, qui l'endormirait pendant les deux années de service encore à vivre, ce lui semble désirable. Car l'existence est dure... ”
Friedrich Nietzsche,
La Volonté de puissance
“ L’affaiblissement considéré comme une tâche : l’affaiblissement des désirs, des sensations de plaisir et de déplaisir, de la volonté de puissance, du sentiment de fierté, du désir d’augmenter son bien ; l’affaiblissement considéré comme une humiliation ; l’affaiblissement considéré comme croyance ; l’affaiblissement considéré comme dégoût et honte de tout ce qui est naturel, négation de la vie, maladie et faiblesse habituelle... l’affaiblissement qui renonce à la vengeance, à la résistance, à l’inimitié et à la colère. ”
Marie-Claire Daveluy,
Le filleul du roi Grolo
“ Car, outre les misères inhérentes aux humains : la maladie, la fatigue, les deuils, les déceptions, il y joint les ennuis d’une conscience troublée, les angoisses d’un cœur insatisfait, envieux, haineux. ”
Charles Monselet,
Les Ressuscités
“ Alors parle, je t’écouterai une heure, le temps durant lequel je sentirai ta plume acre et envenimée courir sur ma sensibilité calleuse ou gangrenée ; sinon tais-toi, va mourir dans la misère et l’obscurité. — La misère et l’obscurité, entendez-vous, jeunes gens ? La misère, ce vice puni par le mépris ; l’obscurité, ce supplice si bien nommé. La misère et l’obscurité, vous n’en voudrez pas ! ”
Arthur de Boissieu,
De chute en chute : lettres d'un passant
(1872)
“ Faut-il à ces divers symptômes nous reconnaître et nous plaindre? A dire vrai, je le crains bien. Oui, chez nous, la vie diminue, le goût s'oblitère, les caractères s'effacent et l'indifférence se propage. ”
Victor Considerant,
Description du phalanstère et considérations sociales sur l’architectonique
“ Tant que la misère pèsera sur eux, voyez-vous, vous aurez pour lot les tortures de l’ambition déçue, les chagrins de la famille, les désespoirs du cœur, l’implacable obsession de l’ennui, le vide de l’âme, le spleen. ”
Théophile Dufour, Entretiens d'un vieillard, par Th… (1851)
“ L'indigence n'avait que des privations, on lui donne des. vices; la jalousie, la haine, les découragements se glissent sous sa porte, et remplissent de trouble cette pauvre et triste maison. Aux maux réels s'ajoutent des maux imaginaires : ces jouissances, ce luxe immodéré qui nous blessent, nous ne les jugeons pas tels qu'ils sont, mais tels qu'ils nous apparaissent dans la fièvre et les hallucinations d'un cerveau en délire; on souffrait de la misère, on souffre de l'ambition, cette autre misère, la pire et la plus insatiable de toutes. ”
“ Un peu souffrants de corps tous deux, un peu nous découvrant de grosses promesses d’infirmités pour nos vieux jours, puis, par là-dessus, très malades d’âme, nous raidissant contre le découragement et nous y laissant aller d’heure en heure. ”
Friedrich Nietzsche,
Le Gai Savoir
“ C’est un fait qu’autour de tous ces systèmes positifs s’élève la fumée d’un certain assombrissement pessimiste, quelque chose comme la fatigue, le fatalisme, la déception ou la crainte d’une déception nouvelle — ou bien encore l’étalage du ressentiment, la mauvaise humeur, l’anarchisme exaspéré, ou quels que soient les symptômes ou les mascarades résultant du sentiment de faiblesse. ”
Blaise Pascal,
Pensées
(1670)
“ Car, Seigneur, la plus grande de ses maladies est cette insensibilité, et cette extrême faiblesse qui lui avait ôté tout sentiment de ses propres misères. Faites-les moi sentir vivement, et que ce qui me reste de vie soit une pénitence continuelle pour laver les offenses que j’ai commises. ”
“ Chacun, penché avec une douloureuse admiration sur ce qu’il a en lui de malade, s’émerveille des détraquements de sa sensibilité et vénère les symptômes de sa propre désorganisation. C’est si doux de s’occuper de soi, d’y penser pitoyablement et sans cesse de se tripoter l’âme !... ”
Honoré de Balzac,
La peau de chagrin
(1831)
“ Pour me dispenser de vous dévoiler des souffrances inouïes et qu’il est difficile d’exprimer en langage humain, je vous dirai que je suis dans la plus profonde, la plus ignoble, la plus perçante de toutes les misères. ”
Jules Vallès,
Les Réfractaires
(1866)
“ Supplice d’autant plus douloureux que je me débattais dans l’incertitude, que j’avais les fièvres, les angoisses, avec la convalescence et les rechutes de l’homme qui ne sait pas et ne veut pas savoir ! Angoisses mille fois plus tristes que la réalité. ”
Shaftesbury,
Essai sur le mérite et la vertu
“ Une indifférence pour tout avancement, une consommation misérable du temps, l’indolence, la mollesse, la fainéantise & la révolte d’une multitude d’autres passions que l’esprit énervé, stupide, abruti, n’a ni la force, ni le courage de maîtriser. ”
“ Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? ”
Emmanuel de Rorthays, Lettre au général Trochu,... (1872)
“ L'affaissement des consciences, l'abaissement des âmes, l'obscurcissement des intelligences, le trouble des esprits, la défaillance des coeurs, leur ont fourni contre vous, au contraire, des points d'appui redoutables. ”
Stanislas de Boufflers,
L’Heureux Accident
“ Vous, par exemple, ajouta-t-elle avec sa petite malice ordinaire, vous avez peut-être raison de rester comme vous êtes, vous vous suffisez à vous-même par votre modération, par votre sagesse, par votre indifférence pour tout ce qui est étranger à vos profondes méditations. ”
Marie Le Franc,
Visages de Montréal
“ Vous apportez à courir le monde un acharnement qui est une maladie, et je vous vois formant au milieu de sa masse grouillante une tache claire, immobile. Vous ne dissipez que les bords de vous : le fond se garde. ”
Henri Barbusse,
L’Enfer
(1908)
“ À voir d’un seul coup d’œil toute la pourriture de la chair humaine, tout le côté pestilentiel de notre misère, toute cette détresse où s’écroule effectivement le genre humain, et qui est telle qu’on se demande comment on ose parler d’autres drames ! ”
Odéen Jean Marie Delarc, Impressions d'un aumônier d'hôpital à Paris… (1883)
“ Il la fait pauvre, sans soutien, Dans les rangs obscurs retenue, Cherchant le vrai, voulant le bien, Pure toujours — et méconnue. Il fait plier sous les douleurs Le faible corps qui l'emprisonne, Il la nourrit avec des pleurs Que nulle autre âme ne soupçonne. ”
Frédéric Marcelin,
Le Passé, impressions haïtiennes
(1902)
“ L'un des plateaux de la fameuse balance, celui des actes méritoires, monte, monte sans cesse. Il est vide. L'autre, celui des actes mauvais, descend, descend... Il est si chargé ! « C'est effrayant ce qu'il descend », se dit avec angoisse le malheureux patient. ”
Anne Marie Caroline Eugène Hautefeuille, Malheur et sensibilité, par Mme la comtesse Eugène d'Hautefeuille (1859)
“ Les insensés ! qui croient que le découragement, la tristesse portent des fruits de vie !... Ah ! s'ils connaissaient mieux l'ensemble de la position qu'ils créent, s'ils en appréciaient les difficultés, la souffrance, ils craindraient plutôt d'amener le résultat contraire. Oh! oui, s'ils la connaissaient mieux, ils ne répéteraient pas à l'infortuné, par toutes leurs voix, par tous leurs échos humains, ce mot : Soumettez-vous!... qui le désespère ! ”
Edmond Dupouy,
Création d'un ministère d'hygiène publique…
(1870)
“ Et cependant, quand, au-dessus de cet abîme, on se penche pour voir de plus près, quand on se laisse aller dans ce dédale repoussant où l'on est asphyxié par la misère, on aperçoit dans un coin obscur un homme dont l'oeil austère calcule la grandeur du mal et les moyens de le combattre. ”
Herbert George Wells,
Pages choisies
(1896)
“ Des appétits, des instincts, des désirs qui nuisent à l’humanité, un étrange réservoir caché qui éclate soudain et inonde l’individualité tout entière de la créature : de colère, de haine ou de crainte. ”
Frédéric Ozanam,
Lettres de Frédéric Ozanam 1831-1853
“ Cette mélancolie qui te tourmente est une maladie que je connais trop pour ne pas la plaindre, pour ne pas t’aider. à la combattre car elle a ce danger, qu’elle plaît en même temps qu’elle énerve, et qu’elle épuise tes forces morales.. Je ne suis pas mécontent de ma santé au contraire, depuis que je vis au grand air, et je le dis à ma honte, dans une entière oisiveté ,je me trouve infiniment mieux. ”
Charles Richet,
Discours prononcés à la Cour de cassation…
(1879)
“ Tel qui, à ses yeux et à ceux des autres, passe pour éclairé, tombe dans cette misère, entraîné dans l'indifférence par des déceptions, des dégoûts, des découragements, des mépris de soi-même, des négligences dans la poursuite du bien. ”
Émile de Laveleye,
La Question agraire en Irlande et en Angleterre
“ La complète ignorance, le défaut d’aspiration vers une condition meilleure, l’uniformité de la tâche, la prédominance exclusive des impressions physiques et des appétits sensuels, produisent une grossièreté de mœurs qui épouvante ceux qui la constatent. ”
E. Onimus, La Psychologie médicale dans les drames de Shakespeare
“ Les circonstances qui favorisent la production de ces troubles intellectuels sont, en même temps qu’un esprit faible et facilement impressionnable, la frayeur, l’exaltation des passions, la solitude, l’obscurité. ”
Paul Duplessis,
Le Batteur d’estrade
“ Est-ce que je deviendrais fou ? reprit-il avec un véritable effroi. Ô mon Dieu ! vous qui m’avez donné jusqu’à présent la force de supporter les plus poignantes douleurs, ne m’infligez pas cette horrible dégradation morale !... ”
Hector Berlioz,
Mémoires de Hector Berlioz
“ Pourtant ils croient, toujours vivre, une heureuse illusion les soutient, ils prennent l'épuisement pour de la fatigue, l'impuissance pour de la modération; mais la perte d'un organe! qui pourrait s'abuser sur un tel malheur? ”
Charles Cros,
Le Coffret de santal
“ Par le vertige où m’ont jeté Ses lèvres tièdes, ses yeux vagues. On se demandera d’où vient L’influx tout-puissant qui m’oppresse, Mais personne n’en saura rien Que moi seul... et l’Enchanteresse. ”
Grattan, Le Vieux Médecin, pour faire suite aux "Souvenirs d'un médecin"… (1859)
“ Oui, monsieur, repris-je, cette bonne action vous laissera d'heureux et consolants souvenirs, et ce que vous dites est parfaitement vrai; la misère et la maladie, deux fléaux cruels quand ils sont isolés, deviennent atroces quand ils s'unissent. ”
Joaquim Maria Machado de Assis,
Quelques Contes
“ Insatiable, elle voulut être mise au courant des moindres détails : des heures d’angoisse, de désirs, de crainte, d’espérance, de découragement, de dissimulation, pénétrant dans les élans impétueux dont une créature est bouleversée en semblables circonstances. ”
Antonin-Dalmace Sertillanges,
Hommes, mes frères
(1940)
“ Pourquoi aussi obliger les nôtres à essuyer nos défauts de caractère, et les fatiguer par un perpétuel étalage de nos gênes, de nos ennuis, de nos incommodités, de nos migraines, des incidents fâcheux et des petits déboires qui assaillent toutes les vies? ”
R. Henry, Histoire d'une âme victime : Caroline Clément… (1917)
“ De jour en jour, à mesure que sa présence devient plus sensible, j'expérimente aussi de nouvelles souffrances. Je me sens comme liquéfier et fondre en souffrances; c'est comme un plomb fondu qu'on verse dans mes entrailles, qui me consume, qui me dévore. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres de Sénèque le philosophe
“ Commençons par signaler tous les caractères de la maladie où chacun reconnaîtra ses propres symptômes ; et pour ton compte tu comprendras que dans ce mécontentement de toi-même tu as bien moins à faire que ceux qui, enchaînés à quelque emploi brillant et accablés du poids d’un grand titre, s’obstinent dans leur rôle par mauvaise honte plutôt que par volonté. ”
Laurence Sterne,
Voyage sentimental
“ Mais ôtez-lui ses tours, comblez ses fossés, que ses portes ne soient pas barricadées, figurez-vous que ce n’est simplement qu’un asile de contrainte, et supposez que c’est quelque infirmité qui vous y retient, et non la volonté d’un homme, alors le mal s’évanouit, et vous le souffrez sans vous plaindre. ”
Casimir Delavigne,
Oeuvres de C. Delavigne. Tome 2
(1833-1845)
“ Si son malheur est grand, ma misère est extrême, Horrible, insupportable : accablé d'embarras, Pressant l'un, soufflant l'autre, arrêté par le bras, Pour qu'un indifférent me flatte ou me censure, Je vois tous les regards poursuivre ma figure. ”
“ Lorsque, le médecin vient dire: je le sauverais, mais le coeur est malade, nous savons tous ce que cette parole signifie. Le mal moral comporte plus de gravité que le mal physique. La désillusion s'empare du coeur qui n'affectionne plus rien. Le malaise prend d'abord le nom de mécontentement. Mécontent de soi-même, on devient peu à peu indifférent à tout ce qu'on a autour de soi. Le mécontentement conduit, à la mauvaise humeur. On soupire alors après la délivrance. Sortez de l'individu, entrez dans la société, dans une société condamnée à l'indifférence, vous constaterez les mêmes tourments. ”
Anne Marie Caroline Eugène Hautefeuille, Malheur et sensibilité, par Mme la comtesse Eugène d'Hautefeuille (1859)
“ Quand je me considère encore debout, mais seule, 74 MALHEUR ET SENSIBILITÉ, mais sans appui, après ce grand naufrage des espérances de la vie, j'éprouve à mon aspect un découragement qui ressemble presque au dégoût : le malheur complet, irréparable, qui traîne après soi l'isolement, l'abandon si semblable au mépris, frappe donc d'une sorte de dégradation l'être infortuné qu'il atteint? Dieu puissant ! c'est une injustice! Hommes cruels, elle est votre ouvrage!... Mon coeur ne me reproche rien. ”
Charles Cival, Égalité, c'est Justice ! ou Question de vie ou de mort pour la dignité humaine… (1869)
“ En d'autres mots : tout défaut ou toute imperfection physique résulte manifestement des travaux et des occupations qui fatiguent, épuisent, exténuent, déforment, enlaidissent et abêtissent ; de l'ignorance, de l'hypocrisie, de la dépravation, de la mutilation, des privations, des veilles, de l'insalubrité, et par suite de l'affaiblissement du corps et de l'esprit, du chagrin, du désespoir, de la disette, de la misère ou du paupérisme. ”
Percy Bysshe Shelley,
Œuvres poétiques complètes de Shelley
“ Dans leur folie, ils trompent constamment leurs propres desseins, et quand ils espèrent jouir de ce repos que promet la vertu, l’amertume de l’âme, les cuisants regrets, les vaines repentances, la maladie, le dégoût, la lassitude envahissent leurs pauvres et misérables vies. ”
Paul Charpentier, Une Maladie Morale: Le mal du siècle
“ Qui ne sait qu'au sein d'un affaissement trop commun se sont conservées bien des énergies viriles, bien de fermes convictions? Ne s'est-il pas aussi rencontré plus d'un homme qui ait échappé à l'influence générale par sa légèreté et son inconsistance? ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Incapable, inconsidéré, dépensier, absorbant, souvent il abuse de sa place, et surmène ou fourvoie le corps qu’il devrait ménager et guider. Mais, à tout prendre, quoi qu’il fasse, il fait encore plus de bien que de mal ”
