Frédéric Marcelin,
Le Passé, impressions haïtiennes
(1902)
“ C'est mourir deux fois que mourir loin de son pays et de ses affections. Et il a raison le merveilleux écrivain qui affirme que l'on ne meurt bien qu'au village. S'éteindre même en France, patrie de ceux qui n'en ont plus, patrie de toutes les clartés et de tous les nobles sentiments, quelle tristesse, quel deuil, puisqu'il nous manque les coins aimés, familiers, les horizons qui peu à peu façonnèrent notre âme ! Pourtant, dans ce pire destin, il y a peut-être une compensation... C'est la pitié émue, douloureuse, qu'on ne marchande pas au disparu.. ”
