Paul Deléage

Résumé

Paul Deléage Haïti en 1886 (1887)

A. Dieudonné Thomas : Je remercie, à mon tour, le secrétaire d'État de l'intérieur d'avoir rendu justice aux sentiments qui m'ont suggéré ma proposition ; quoique ce soit papier en main que je les ai manifestés, ils ont eu si bien leur poids qu'il n'a pas pu les laisser inaperçus. Messieurs, j'applaudis des deux mains et du plus profond de mon coeur aux idées nobles, aux idées patriotiques qu'a le gouvernement de doter le pays d'un câble sous-marin ; j'applaudis aux idées progressistes qu'il a de relier Haïti au monde civilisé.
Source : Gallica

Paul Deléage Haïti en 1886 (1887)

Nous venons, Dieu me pardonne! de franchir un talus de chemin de fer, des maisons bordent la voie. Une ligne ferrée en Haïti ! A moi ! commandant !...
Renseignements pris à la hâte et d'une voix contractée par l'émotion, il résulte qu'il s'agit simplement d'une ligne de tramways qui sillonne la ville, du bord de mer au champ de Mars — quelque chose comme le réseau Nord. Ce que je prends pour un talus remblayé est tout uniment la forme naturelle de la chaussée, je parcours un des plus importants boulevards de Port-au-Prince.
Source : Gallica

Paul Deléage Haïti en 1886 (1887)

Tous conservent dans le coeur la flamme de la patrie absente, et, par leur seul exemple, relèvent le vieux levain français qui est dans l'âme de tout Haïtien.
Ceux-là vous diraient comme moi — comme le déclare le Père Lhorme du haut de sa chaire curiale — que, pour un Français, Haïti est une seconde patrie ; que tout ce qui intéresse notre ancienne colonie devrait nous intéresser, que sa joie devrait faire notre bonheur.
Source : Gallica

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