Câble sous-marin

Définition et enjeux

Henri Blerzy Revue des Deux Mondes

Il y a là un obstacle plus sérieux que la profondeur de l’Océan, obstacle qui limitera pendant longtemps encore la longueur des grands câbles, et qui ne peut être surmonté, comme les chances de l’immersion, par l’heureux hasard d’une belle traversée.
L’âme d’un câble sous-marin, que la gaîne soit en gutta-percha ou en caoutchouc pur ou mélangé de substances étrangères, est un corps fragile, délicat, incapable de résister au frottement, à l’extension et à l’écrasement.
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Henri Blerzy Revue des Deux Mondes

Avant d’exposer l’histoire et les progrès de la télégraphie océanique, nous devons dire en peu de mots ce qu’est un câble sous-marin. Un câble se compose de deux parties distinctes, l’âme et l’enveloppe protectrice. L’âme, qui est la partie essentielle, est un fil métallique, d’ordinaire en cuivre, par lequel passe le courant électrique; ce fil est recouvert d’une substance dite isolante, caoutchouc ou gutta-percha, pour empêcher la déperdition de l’électricité.
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Portrait de Jean Hess Jean Hess La Catastrophe de la Martinique (1902)

Et les officiers du Pouyer-Quertier, chez qui je déjeunais en prenant ces notes, me conduisirent à l’avant du bateau, pour me montrer les deux extrémités relevées du câble rompu. Et j’ai vu la chose la plus difficile à comprendre qui soit. Un câble sous-marin c’est un fil solide, des torons d’acier, roulés en corde de 5 centimètres de diamètre et enrobés de chanvre gommé. À 2.620 mètres de fond il y a une pression.
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