Wilfrid de Fonvielle,
La pose du premier câble : les drames de la science
(1882)
“ En effet, le Pas de Calais n'a qu'une profondeur insignifiante en comparaison des eaux qui sont accumulées dans ces rudes parages; quoique les vents y soufflent parfois d'une violence terrible entre la France et l'Angleterre, les courants marins n'ont point la même impétuosité que ceux du grand banc, et la surface du détroit, au- dessous duquel on veut percer un tunnel, n'est jamais parcourue par ces redoutables banquises qui ont creusé des Fiords dans la roche vive, et à la fureur desquelles la bouée du câble devait rester exposée pendant plus d'une année. ”
