Résumé

Portrait de Wilfrid de Fonvielle Wilfrid de Fonvielle La pose du premier câble : les drames de la science (1882)

En effet, le Pas de Calais n'a qu'une profondeur insignifiante en comparaison des eaux qui sont accumulées dans ces rudes parages; quoique les vents y soufflent parfois d'une violence terrible entre la France et l'Angleterre, les courants marins n'ont point la même impétuosité que ceux du grand banc, et la surface du détroit, au- dessous duquel on veut percer un tunnel, n'est jamais parcourue par ces redoutables banquises qui ont creusé des Fiords dans la roche vive, et à la fureur desquelles la bouée du câble devait rester exposée pendant plus d'une année.
Source : Gallica

Portrait de Wilfrid de Fonvielle Wilfrid de Fonvielle La pose du premier câble : les drames de la science (1882)

Bientôt elle s'arrêta ; après quelques minutes ce bouillonnement étrange cessait, on venait d'entendre le bruit sourd qu'avait produit la masse de fer en frappant le fond de l'Océan ; aussitôt un grand changement s'était produit à bord. Les machines s'étaient arrêtées, les foyers avaient cessé de lancer vers le ciel un torrent de fumées noirâtres. Le capitaine Anderson avait placé son navire
par le travers, de telle sorte que le vent, la marée, les vagues, toutes les forces naturelles le poussaient, le précipitaient dans cette course vagabonde, dont le but était caché au fond de l'abîme.
Source : Gallica

Portrait de Wilfrid de Fonvielle Wilfrid de Fonvielle La pose du premier câble : les drames de la science (1882)

Aucun incident ne se produisit à bord du Great- Eastern jusque pendant la journée du 29 juin, moment où une forte dépression barométrique annonça l'approche d'une tempête qui éclata pendant la nuit.
Jamais malheur n'arrive seul; c'est précisément au milieu de l'ouragan que l'on s'aperçoit qu'on a mis à la mer une portion défectueuse du câble, et qu'il est indispensable de la retirer.
Un jour blafard s'étend sur la mer, d'épais nuages courent dans le ciel, et des montagnes d'eau poussées par un vent qui mugit dans la mâture déferlent sur les flancs du navire.
Source : Gallica

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