Louis Ernault

Résumé

Louis Ernault La conquête de la mer (1895)

Sur la terre, enfin, l'eau du ciel forme les ruisseaux, les rivières, les grands fleuves, et retourne à la mer, d'où elle s'élève à nouveau sous le soleil qui l'évaporé.
De la mer au nuage, des abîmes insondés de l'océan aux altitudes non moins inaccessibles de la couche d'air qui enveloppe le globe terrestre, de l'atmosphère au sol et du sol à la mer — tel est le circuit merveilleux de l'eau sous ses trois états : état liquide, neige ou glace, vapeur. Elle est un élément indispensable à la vie. Les plantes s'en imbibent, les animaux s'en abreuvent.
Source : Gallica

Louis Ernault La conquête de la mer (1895)

La mer moutonne, disent les marins. Sa clameur se fait plus sourde et plus profonde. Le point noir est devenu
nuage. De plus en plus, ce nuage s'enfle, s'étend, emplit le ciel. La mer s'agite, inquiète, toute blanche d'écume déjà.
Puis la tempête éclate. Les vagues, sous le souffle de la tourmente, se creusent comme des gouffres, se cabrent comme des cavales emportées, se ruent à l'assaut des hautes falaises, s'abattent en hurlant sur les grèves bouleversées, et, jusque dans le port, viennent parfois heurter, briser l'un contre l'autre les vaisseaux à l'ancre près des môles.
Source : Gallica

Louis Ernault La conquête de la mer (1895)

L'anchois, comme la sardine, apparaît au printemps sur nos côtes. On le prend de nuit, à l'aide de filets, en l'attirant au moyen de grands feux allumés sur les bateaux pêcheurs. La lumière fait lever les anchois qui se pressent par bancs serrés autour des barques illuminées. D'autres chaloupes, restées dans l'ombre, profitent de ce moment pour mettre les filets à la mer de façon à cerner les premières. Les filets tendus, on éteint brusquement les falots, et on épouvante le poisson en battant l'eau avec les rames. Les anchois s'enfuient de tous côtés, et s'emmaillent dans les filets.
Source : Gallica

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