Gabriel de La Landelle

Gabriel de La Landelle

Résumé

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle [Le Tableau de la mer. Moeurs maritimes… (1866)

Quand une baleine paraît dans ce golfe, ces insulaires montent aussitôt sur leurs canots ; se tenant du côté de la mer, ils avancent peu à peu en effrayant l'animal, et le poussent devant eux jusque sur des hauts-fonds non loin de terre. Alors les plus adroits se jettent à l'eau ; quelques uns dardent l'animal de leur lance, et les autres l'amarrent avec de gros câbles dont les bouts sont fixés au rivage. Aussitôt s'élève un cri de joie parmi les spectateurs nombreux que la curiosité a attirés sur la côte. On traîne sur le sable la baleine, et un grand festin est la suite de cette victoire.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle [Le Tableau de la mer. Moeurs maritimes… (1866)

Si l'éclair du hareng fait la joie des pêcheurs du Nord, la visite de la sardine n'est pas : moins bien venue. Il y a rumeur et grande presse au rivage, dès que ses bancs immenses font miroiter la mer. Les goélands s'ébattent en poussant leur cri plaintif, les marsouins caracolent, les hommes battent des mains, les ateliers se rouvrent ; femmes et enfants se préparent ici, tandis que s'apprêtent les équi pages des bateaux pêcheurs.
L'un de ceux-ci part en reconnaissance ; il se hâtera de revenir avec l'échantillon qui déterminera le moule des filets propre à la grosseur du poisson.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle [Le Tableau de la mer. Moeurs maritimes… (1866)

C'est alors que l'officier accoste la pouppe de son canot contre la poitrine de la victime agonisante, et l'achève en plongeant dans la partie extérieure qui correspond aux poumons, une longue lance à main aiguisée de tous côtés. Poussez au large! Poussez vite, braves baleiniers, car les convulsions de la mort ne sont pas moins à craindre que la force colossale de la vie du monstre qui maintenant souffle des jets de sang par ses naseaux. La baleiné roule en tous sens sa masse effrayante, elle se débat, et parfois cette scène de carnage se prolonge pendant des heures entières.
Source : Gallica

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