Alexis Pierron, Histoire de la littérature grecque (1850)
“ Arion, Lesbien de Méthymne et contemporain d’Alcée, de Sappho et d’Erinna, semble pourtant appartenir à la fable encore plus qu’à l’histoire. Qui ne connaît le trait de sa légende conté par Hérodote, et comment un dauphin, charmé des accords de sa lyre, le reçut sur son dos et le sauva de la mort ? Ce qui est vraisemblable, c’est qu’Arion fut le plus habile des joueurs de lyre de son temps ; ce qui est certain, c’est que ses chants lui valurent les bonnes grâces des hommes les plus puissants de la Grèce, et qu’il jouit d’une faveur toute particulière auprès de Périandre, tyran de Corinthe. ”
