G. de Saporta

Élements biographiques

G. de Saporta Revue des Deux Mondes

Un pas de plus vers les temps modernes et nous rencontrerions l’homme s’introduisant au sein de la Provence, non encore desséchée ni dénudée, mais ayant de fraîches vallées aux pentes garnies de tilleuls, d’érables, de laricios, associés au chêne, à la vigne et au figuier. Dotée alors de sources plus abondantes et de rivières coulant à pleins bords, depuis singulièrement appauvrie, la Provence ne serait-elle pas en droit d’accuser directement l’homme de l’avoir dévastée, en coupant ses forêts, et d’avoir altéré son climat, en sacrifiant tout aux exigences de la culture ?
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G. de Saporta Revue des Deux Mondes tome 95, 1889

L’ancienne élévation de la température terrestre, aussi longtemps qu’elle s’est traduite par une absence de froid relatif, mettant obstacle à la congélation de l’eau, constitue donc en soi un phénomène qui domine, on peut le dire, le passé entier de notre globe et qui répond à un état primitif ; de même que l’altération graduelle de ce phénomène correspond aux préludes d’un état nouveau, succédant à l’autre, destiné à s’accentuer toujours davantage, et dont l’extension des glaciers n’est, aux yeux de M. Falsan comme aux nôtres, qu’une dernière conséquence et la plus extrême de toutes.
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G. de Saporta Revue des Deux Mondes

Nous voyons d’ici l’Europe des premiers âges quaternaires envahie au nord et au centre par les glaciers, mais libre sur d’autres points, à l’ouest et au sud. Divisée en vallées ouvertes que parcourent des fleuves larges et puissans, couverte de bois et parsemée de vastes prairies, elle est peuplée d’éléphans, de rhinocéros, d’équidés et de nombreux ruminans. Elle possède aussi des bêtes féroces, moins redoutables pourtant que dans l’âge suivant; enfin, elle a des hommes qui errent à l’air libre et n’éprouvent pas encore le besoin de se réfugier au fond des cavernes.
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