Résumé

G. de Saporta,  Revue des Deux Mondes tome 95, 1889

“ L’ancienne élévation de la température terrestre, aussi longtemps qu’elle s’est traduite par une absence de froid relatif, mettant obstacle à la congélation de l’eau, constitue donc en soi un phénomène qui domine, on peut le dire, le passé entier de notre globe et qui répond à un état primitif ; de même que l’altération graduelle de ce phénomène correspond aux préludes d’un état nouveau, succédant à l’autre, destiné à s’accentuer toujours davantage, et dont l’extension des glaciers n’est, aux yeux de M. Falsan comme aux nôtres, qu’une dernière conséquence et la plus extrême de toutes. ”
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G. de Saporta,  Revue des Deux Mondes tome 95, 1889

“ Comment a du se constituer, non pas l’univers entier, c’est-à-dire l’ensemble de toutes les choses visibles, — l’imagination effrayée recule devant l’immensité insondable des cieux, — mais notre petit univers à nous, le système solaire dont la terre fait partie, dont le soleil occupe le centre et dont les limites actuellement connues s’étendent jusqu’à l’orbite de la planète Neptune ? ”
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G. de Saporta,  Revue des Deux Mondes tome 95, 1889

“ Il est aisé de concevoir que la lumière et la chaleur déversées par le soleil n’aient cessé de croître en intensité à mesure que l’astre allait en se contractant, à mesure aussi que, parallèlement, l’atmosphère terrestre épurée gagnait en transparence et se dépouillait de vapeurs, à mesure enfin que le sol perdait les derniers restes de sa chaleur propre et cessait de pouvoir aider au maintien d’une température égale sur toute la surface du globe. ”
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